Le ministre suisse de la Défense Ueli Maurer a tenu une conférence de presse ce 11 février, afin de lancer officiellement la campagne en vue du referendum qui aura lieu le 18 mai prochain, concernant le processus d’acquisition du Gripen. Le ministre a défendu la cause du chasseur de Saab devant les journalistes, accompagné du pilote d’essais Martin Hess.
Arborant un pin’s à l’effigie du Gripen sur le revers de sa veste, Ueli Maurer a rappelé que les 22 avions étaient déjà le fruit d’un compromis entre le pouvoir politique et l’armée, qui elle souhaitait en acquérir 33. Il parle d’un « minimum » pour garantir la sécurité du pays pour les 35 prochaines années, 24h/24. Le Gripen « remplit complètement nos exigences en termes de capacités militaires (…) et il est finançable », déclare le ministre de la Défense. Il ajoute que l’avion de Saab « répond à notre philosophie », en référence à une capacité purement défensive, au contraire des autres avions qui étaient dans la compétition (le Rafale de Dassault Aviation et l’Eurofighter Typhoon), « des produits d’une armée d’intervention », pour des pays ayant d’autres exigences en termes d’équipements.
Le pilote d’essais Martin Hess teste depuis l’automne 2013 le futur avion en Suède. Concernant le Gripen E, il représente « une chance énorme, une grande occasion d’être à nouveau partie prenante du développement d’un avion de combat ». Le pilote en a également profité pour rappeler que le radar AESA, l’IRIS-T et le missile Meteor représentaient des équipements d’excellence pour le Gripen E.
Les citoyens helvètes sont appelés à voter le 18 mai prochain pour valider ou non le mécanisme de financement des 22 Gripen E, sélectionnés par le gouvernement en novembre 2011 pour remplacer les F-5 Tiger. Le processus prévoit la constitution d’un fonds spécial alimenté annuellement par le budget de l’armée à hauteur de 300 millions de francs suisses (243 millions d’euros).








