« Ceci est vraiment notre « dernier appel » s’il doit y avoir une SAS à l’avenir » a indiqué Rickard Gustafson, le Président et CEO de la compagnie. Lors de la présentation de ses résultats pour le troisième trimestre 2012, SAS a en effet annoncé une nouvelle vague de restructuration de ses activités qui comprend la suppression de 800 emplois et la vente de différents actifs pour un montant de 350 millions d’euros sur deux ans.
La nouvelle phase du plan de restructuration a été baptisée 4Excellence Next Generation. L’un des problèmes de SAS étant ses coûts de personnel, elle envisage la négociation de nouveaux accords salariaux devant aboutir à des réductions de postes et de salaires. Les fonctions administratives devraient notamment être centralisées, les activités des call-centers et les services au sol externalisés (aboutissant à une réduction des effectifs de 6 000 postes supplémentaires). Les accords concernant les retraites doivent également être renégociés.
Du succès de ces renégociations avec salariés et syndicats dépendent par ailleurs les nouvelles facilités de crédit obtenues auprès de ces banques créancières, avec le soutien des Etats norvégien, suédois et danois.
SAS a également indiqué qu’elle comptait vendre des moteurs, des biens immobiliers qu’elle détient près d’aéroports et Widerøe. Sa filiale norvégienne exploite actuellement une flotte composée de vingt Q100, trois Q200, huit Q300 et huit Q400 de Bombardier. Ses employés ont déjà indiqué qu’ils souhaitaient prendre une participation dans la compagnie – rentable – mais pas la majorité.

Un Dash 8-200 de la compagnie régionale norvégienne Widerøe. (Photo © Widerøe)
Pour les neuf premiers mois de l’année 2012, SAS a publié une perte opérationnelle de 22,5 millions d’euros. Elle a donc maintenu ses prévisions annuelles, à savoir qu’elle ne serait à nouveau pas bénéficiaire en 2012. Elle attribue ce résultat à la conjoncture économique incertaine, le maintien des prix du carburant à un niveau élevé, aux effets de change et à la pression de la concurrence. Ce dernier point ne devrait pas s’arranger, Norwegian s’apprêtant à lancer ses opérations long-courrier vers New York et Bangkok en mai 2013.
