Lors d’une conférence organisée le 17 octobre, Pierre Graff, PDG d’Aéroports de Paris, et Franck Mereyde, Directeur de l’aéroport Paris-Orly, ont exposé les raisons qui ont poussé ADP à transformer la plateforme du sud de Paris en y construisant une nouvelle salle d’embarquement et en joignant les terminaux Sud et Ouest en une seule structure.
Après avoir rappelé que les installations avaient cinquante ans, Pierre Graff a expliqué que lorsque l’aéroport d’Orly avait été construit, les passagers avaient besoin d’un espace moyen d’1m². Avec le renforcement des mesures de sécurité et l’exigence accrue des voyageurs – qui sont davantage demandeurs de boutiques –, cet espace nécessaire a atteint 1,20m².
Par ailleurs, Franck Mereyde a indiqué que les appareils étaient mieux remplis aujourd’hui qu’il y a dix ans, avec une augmentation de 10% du nombre de passagers et un emport moyen de 119 passagers par appareil. A cela s’ajoute le fait que le trafic s’est modifié depuis 2002 : la part du trafic international (principalement européen) a augmenté au détriment du trafic domestique. Si les appareils sont les mêmes, les passagers passent désormais davantage de temps dans l’aéroport. Deux évolutions qui ont rendu nécessaire l’agrandissement des installations leur étant dédiées et leur modernisation pour les porter aux standards les aéroports les plus modernes, comme Londres et Madrid.
La construction de la nouvelle salle d’embarquement international et de la jonction doivent ainsi augmenter les capacités d’accueil de 35% (100 000m² pour une surface actuelle de 290 000m²) d’ici 2018.
Elle permettra également d’améliorer les services, en permettant l’accueil de davantage d’appareils au contact des terminaux. Aéroports de Paris indique que dix places de stationnement distantes seront ainsi ramenées au contact.
La jonction sera dotée de toutes les fonctions d’un terminal, de l’enregistrement au traitement bagages, en passant par les contrôles de sûreté et frontière. Elle sera ainsi modulable, s’adaptant à la transformation du trafic selon qu’il évolue vers les destinations internationales ou Schengen et à l’évolution des alliances entre compagnies.
Enfin, le chantier devrait générer 750 emplois à plein temps sur les six ans qu’il durera et, à terme, 5 000 nouveaux emplois directs seront créés sur la plateforme.
