Selon le dernier Baromètre de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), le tourisme international poursuit « sa reprise forte et régulière » après l’impact de la pandémie, en dépit de défis économiques et géopolitiques qui s’accumulent.
Ainsi, pour les cinq premiers mois de l’année, le tourisme international a connu un fort rebond avec près de 250 millions d’arrivées internationales. Ce chiffre correspond aux 77 millions d’arrivées enregistrées de janvier à mai 2021 et montre que le secteur a récupéré près de la moitié (46%) des niveaux d’avant la pandémie de 2019.
L’Europe et les Amériques dominent logiquement cette reprise, avec respectivement des progressions de +350% et +112% en comparaison de la même période l’année dernière, une période cependant très impactée par les restrictions de voyages qui étaient alors en vigueur.
L’Organisation des Nations Unies note aussi que les arrivées restent globalement inférieures respectivement de 36% et 40% dans ces deux régions par rapport aux niveaux de 2019.
« La reprise du tourisme s’est accélérée dans de nombreuses régions du monde, surmontant les obstacles sur son chemin », a déclaré le secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili. Il préconise cependant dans le même temps la prudence face aux « vents économiques contraires et aux défis géopolitiques susceptibles d’impacter le secteur d’ici à 2022 et au-delà ».
Selon l’OMT, la guerre en Ukraine, la hausse de l’inflation et des taux d’intérêt, et les craintes d’un ralentissement économique constituent des menaces pour la reprise du tourisme international dans les prochains mois.
L’Asie-Pacifique est logiquement toujours la plus impactée, avec une activité touristique de 90% inférieurs à 2019, bien qu’ayant presque doublé sur les cinq premiers mois de l’année (+94%), notamment avec l’assouplissement des restrictions en avril et en mai en Asie du Sud-Est. Cette levée progressive des restrictions en Asie-Pacifique laisse ainsi prévoir que cette région « resterait à 30% des niveaux de 2019 dans le meilleur des cas ».
L’OMT précise aussi que le Moyen-Orient et l’Afrique connaissent aussi une forte croissance du nombre d’arrivées, avec respectivement +157% et +156%, soit une baisse de 54 % et 50% par rapport aux niveaux de 2019.








