Il s’agit d’un mouvement « exceptionnel », selon les dires mêmes de la DGAC. Les contrôleurs aériens ont en effet renforcé leur mouvement de grève le 12 juin : celui-ci est désormais suivi « par près de 100% » d’entre eux.
Plusieurs aéroports sont donc fermés, comme celui de Montpellier. Par ailleurs, « les centres en route de la navigation aérienne (Reims, Athis-Mons, Brest, Aix-en-Provence et de Bordeaux) fonctionnent en service minimum », ainsi que le contrôle aérien des aéroports d’Orly, CDG, Lyon Satolas, Marseille, Nice, Toulouse, Bordeaux, Mulhouse-Bâle, Ajaccio, Bastia et Calvi.
La DGAC a ainsi demandé aux compagnies d’annuler 25% de vols supplémentaires dans les principaux aéroports français. Elle avait déjà demandé aux compagnies de réduire de 50% leur programme de vols.
Les contrôleurs protestent contre le projet de ciel unique européen, notamment soutenu par l’IATA, qui vise à réorganiser le ciel européen pour le rendre plus efficace et permettre aux appareils d’emprunter des routes plus directes, ce qui réduirait les temps de vol. Ils dénoncent principalement le projet qui vise à éclater les fonctions assumées par la DGAC de régulation, de surveillance et de prestations de service navigation aérienne et mettre en concurrence les fonctions support du contrôle aérien, comme la météo.
Le mouvement devrait prendre fin ce soir, la grève ayant été annulée pour la journée du 13 juin, mais des perturbations seront encore à prévoir demain.










