EasyJet veut éviter de revivre le chaos provoqué par l’éruption du volcan islandais en avril 2010. La compagnie participe donc aux tests d’une technologie, AVOID, destinée à permettre aux avions de détecter et éviter les cendres volcaniques, aux côtés d’Airbus et de Nicarnica. Les tests finaux sont programmés pour le mois d’août.
Deux Airbus seront impliqués dans les essais. Le premier dispersera des cendres dans l’atmosphère. Le second sera équipé de la technologie AVOID et devra donc détecter ce nuage de poussières et permettre à l’appareil de l’éviter, même à plus de 30 000 pieds. Deux satellites, Seviri et Calypso, surveilleront la zone et aideront à déterminer l’efficacité du dispositif.
Pour pouvoir accomplir ce test, la low-cost a rapporté une tonne des cendres volcaniques d’Islande, collectée par l’institut des sciences de la Terre de Reykjavik. Ces cendres ont été séchées pour obtenir une consistance similaire à celle du talc.
En avril 2010, un volcan islandais est entré en éruption, créant un immense nuage de cendres. Celui-ci ayant été poussé vers l’Europe par les vents, tous les vols ont été suspendus durant plusieurs jours par principe de précaution. En 1982, un Boeing 747-200 de British Airways réalisant la liaison Londres – Auckland avait en effet traversé un nuage de cendres créé par l’éruption d’un volcan en Indonésie et ses quatre moteurs s’étaient arrêtés (ils ont pu être redémarrés une fois que l’appareil est sorti du nuage et l’appareil a pu effectuer sans encombre un atterrissage d’urgence à Jakarta).
Le système AVOID a été conçu par Fred Prata pour Nicarnica Aviation. Il comprend une technologie infrarouge développée par l’armée américaine, adaptée sur un avion pour fournir des images aux pilotes et au centre des opérations de la compagnie. Il leur permet de visualiser un nuage cendres jusqu’à 100km devant l’appareil à une altitude comprise entre 5 000 et 50 000 pieds et donc de l’éviter.










