Au cours de la conférence de presse destinée à présenter le nouveau siège de classe Affaires de Delta qui s’est tenue le 4 avril à Paris, Perry Cantarutti a fait le point sur la situation de la compagnie et ses investissements en faveur de ses clients.
Le vice-président senior Europe, Afrique et Moyen-Orient de la compagnie américaine a rappelé que 2012 avait été une très bonne année pour Delta puisqu’elle a enregistré un bénéfice net de 1,6 milliard de dollars, en hausse de 30% par rapport à 2011. Il a souligné qu’elle représentait ainsi à elle seule 50% des bénéfices générés par le transport aérien aux Etats-Unis.
Par ailleurs, la compagnie est partie pour enregistrer son meilleur premier trimestre depuis 2000, même si elle a révisé à la baisse ses prévisions de croissance au début de la semaine à entre 4 et 4,5% par rapport à 2012 (contre une estimation initiale de 4,5 à 5,5%). Ce ralentissement est dû notamment à la réticence des passagers face à l’augmentation des prix des billets et aux coupes budgétaires décidées par l’Etat américain qui entraînent une diminution des voyages gouvernementaux de dernière minute. La recette unitaire a progressé moins rapidement au mois de mars, de 2%, contre 5% en février et 5,5% en janvier.
Toutefois, cette amélioration des résultats a permis à Delta de réinvestir ses bénéfices dans ses produits. Elle déploie ainsi son siège transformable en lit plat sur sa flotte et 85% des appareils opérant des vols internationaux en seront équipés à la fin de l’année. Le wifi devrait également être disponible sur toute la flotte en 2014. Enfin, la compagnie investit dans les infrastructures aéroportuaires qu’elle utilise, par exemple à JFK (rénovation du terminal 4), à Atlanta et à Los Angeles.
Première compagnie sur le réseau transatlantique
Delta est par ailleurs la plus importante compagnie sur le réseau transatlantique avec 23,5 milliards de sièges kilomètre offerts. Sa société en joint-venture avec Air France-KLM et Alitalia lui permet également de représenter 22% des capacités transatlantiques et de desservir en direct et sans escale quatorze des quinze plus gros marchés d’affaires entre les Etats-Unis et la région Europe, Afrique, Moyen-Orient.
Désireuse de renforcer sa présence sur tous ses marchés, elle conclut également de nombreux partenariats qui se sont traduits par des investissements dans Gol (3% en 2011), Aeromexico (4% en juin 2012) et, plus récemment, dans Virgin Atlantic (49%).
Enfin, afin de réduire son exposition à la hausse des prix du carburant, elle a racheté la raffinerie de Trainer (Pennsylvanie). Celle-ci devrait fournir 25% du kérosène nécessaire à ses opérations domestiques en 2013.
Delta en France
Perry Cantarutti a également fait le point sur la présence de Delta en France. Il a indiqué de la présence de la compagnie à Paris avait quadruplé depuis 1997 et que l’offre vers CDG allait encore augmenter de 30% cet été (en comptant les vols saisonniers). Pour cette saison, elle réalisera vingt-quatre vols quotidiens au départ de Paris vers onze destinations américaines, Boston et Newark étant nouvelles.
En 2012, elle a transporté 9,5 millions de passagers entre la France et les Etats-Unis, avec un coefficient de remplissage moyen de 81%.










