Spirit Airlines a déposé une nouvelle mention auprès du tribunal des faillites, afin de faire accepter un projet de mise aux enchères de vingt Airbus A320/A321. Ces appareils sont issus de la partie de la flotte dont elle est propriétaire et qui compte 48 appareils. La plupart (douze) ne sont pas en service mais en cours de rénovation ou de réactivation.
Un accord préliminaire a été conclu avec CSDS Asset Management, qui sera ainsi acheteur de référence dans le processus. Selon les informations de Reuters, il a proposé d’acquérir le lot pour 533,5 millions de dollars, garantissant ainsi ce montant plancher pour la mise aux enchères. Le document de Spirit indique qu’un dépôt initial de 53,35 millions de dollars sera versé si le projet est approuvé et préconise une vente à la fin du mois d’avril.
Cette motion a pour cadre la procédure de chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, dans laquelle la low-cost est engagée depuis le mois d’août dernier. Elle s’ajoute à plusieurs initiatives de réduction de la flotte, qui avaient jusqu’à présent davantage concerné la partie, plus importante, constituée d’appareils en location. Si elle est approuvée, la flotte de Spirit au printemps pourrait ne plus compter que 28 appareils en propriété et 66 appareils en leasing, avec des contrats renégociés.
Spirit Airlines défend sa décision de vendre près de la moitié de sa propre flotte en soulignant que ces appareils ne sont plus indispensables à son activité. Leur retrait permettra également de réduire les coûts liés à la main-d’œuvre, à la maintenance, au stockage ou à l’exploitation, ainsi que la dette qui les couvre. Par ailleurs, elle se réjouit de pouvoir vendre ces appareils auprès d’un seul acheteur, ce qui facilitera la gestion du retrait et la préparation des appareils « pour la livraison selon l’ordre et le calendrier qui répondront aux exigences techniques d’exploitation et satisfont aux exigences requises en matière d’inspection et de livraison ».







