Air Austral consolide ses acquis. Marie-Joseph Malé a annoncé le 9 décembre qu’il « maintenait sa perspective d’un résultat équilibré pour l’exercice 2014-2015 », conformément à ce qu’il avait déjà indiqué auparavant.
Le président de la compagnie réunionnaise estime que le résultat sera « sans doute légèrement inférieur à 2013-2014 car l’affrètement d’un 777 pendant trois mois auprès de Garuda ne sera pas réitéré cette année. » En 2012-2013, le résultat d’exploitation avait atteint 8,7 millions d’euros et le résultat net 4,6 millions d’euros.
Par ailleurs, Air Austral se réjouit de la baisse des prix du carburant mais n’a pas pu « en profiter pleinement » à cause de ses couvertures carburant. La compagnie a pour politique de toujours se couvrir à hauteur de 50 à 70% sur trois à six mois. Actuellement, elle est couverte « à 60-70% jusqu’aux premiers mois de 2015. »
Faisant face à une concurrence toujours soutenue et qui se modernise, la compagnie a vu ses parts de marché glisser légèrement sur la ligne Paris – Saint-Denis, sans remettre en question sa position de leader. Mais la « recette unitaire a baissé de 1 ou 2% » en raison d’une « réduction du volume du trafic d’affaires » (les entreprises préférant limiter leurs déplacements ou faire voyager leurs collaborateurs en classe économique) et de « l’impact de la crise sur la classe économique. »
Pour maintenir sa perspective d’équilibre, Air Austral a donc dû faire des concessions sur sa politique tarifaire pour mieux remplir ses appareils. Ainsi, son taux de remplissage atteint 87%, contre 75% il y a deux ans. Son plan de restructuration, lancé en 2012, a également porté ses fruits, avec la revente d’avions, la fermeture de lignes déficitaires (notamment vers l’Australie et les régions françaises), un meilleur contrôle des coûts mais aussi l’augmentation des fréquences vers Paris avec l’ajout du vol de jour (cinq fois par semaine) qui a atteint ses objectifs de remplissage et de recettes.
« Il ne faut pas oublier que, il y a deux ans et demi, nous étions en faillite. Nous sommes encore extrêmement fragiles. Les fondamentaux d’exploitation sont en train de se redresser mais les fondamentaux financiers ne sont pas encore bons. » Dans ces conditions, une expansion forte n’est pas prévue pour tout de suite. Mais c’est maintenant qu’elle se prépare…






