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Le Journal de l'Aviation » Industrie aéronautique » Pendant la crise, IPECA reste en première ligne pour accompagner les salariés de l’aéronautique

Pendant la crise, IPECA reste en première ligne pour accompagner les salariés de l’aéronautique

Emilie Drab Emilie Drab
16 juillet 2020
dans Industrie aéronautique, Les Interviews
© IPECA

© IPECA

La pandémie de covid-19 a complètement bouleversé l’économie et le secteur aéronautique se prépare à payer un lourd tribut à la crise qu’elle a provoquée. Comment une telle crise et ses conséquences sur le long terme se gèrent-elles du point de vue d’un assureur ? Philippe Ricard, le Directeur général d’IPECA, nous explique comment l’Institution de Prévoyance spécialisée sur le secteur aéronautique et aérospatial civil et militaire a oeuvré pendant le confinement pour maintenir le niveau de protection de ses assurés et sur quels axes de travail elle va désormais devoir s’orienter.

Comment IPECA s’est-elle organisée depuis le mois de mars pour poursuivre sa mission de prévoyance ?

En tant qu’assureur, nous avons dû nous adapter. Comme bon nombre d’entreprises, 100% des effectifs d’IPECA ont été en télétravail dès la mi-mars. Les déplacements ont été annulés, les points de proximité – notamment l’espace services santé que nous avions ouvert à Toulouse – ont fermé durant cette période. Nous n’étions plus présents physiquement. Nous avons déployé beaucoup de créativité pour maintenir à la fois le niveau d’activité, le lien social et l’esprit de famille présent chez IPECA, mais aussi maintenir le lien avec nos clients.

Nous avons continué à délivrer nos services de prestations santé et prévoyance, nous nous sommes aussi adaptés pour maintenir notre mission de prévention en assurant une proximité auprès des salariés des entreprises en animant des webinars. Nous avons choisi des thèmes plutôt d’actualité, liés à la situation particulière que nous avons vécue, par exemple sur les gestes et postures à adopter en télétravail et dans la vie de tous les jours, les exercices à effectuer pour un bon réveil musculaire ou comment utiliser la téléconsultation. Un franc succès pour chaque édition car nous avons réuni plus de 600 participants assidus jusqu’à la fin des conférences en ligne. Ces webinars étaient ouverts à tous les salariés et anciens salariés du secteur. L’objectif était de garder un lien avec l’ensemble des collaborateurs de l’aéronautique puisque nous n’avions plus le lien de proximité. Nos équipes ont donc dû se former, s’adapter et être proactives.


Un exemple de webinar organisé par IPECA © IPECA

Comment avez-vous géré la crise avec vos assurés ?

IPECA a un lien extrêmement privilégié avec le secteur aéronautique et aérospatial. Or la filière souffre énormément des conséquences de tout ce qui s’est passé lors de ces derniers mois. Nous devons donc vraiment être à l’écoute des entreprises pour pouvoir continuer à les accompagner.

D’un point de vue conjoncturel, la profession des assureurs, et notamment des organisations paritaires comme la nôtre, a mis en place des dispositifs de report des cotisations et de maintien des garanties pour les entreprises qui pourraient avoir des problématiques de trésorerie, problématique que l’on a pu retrouver au sein de la filière et notamment dans les TPE et les PME. Et c’est exactement la même chose pour le dispositif de chômage partiel qui n’a pas eu d’impact sur le niveau de prestations versé par l’Institution à ses participants. Notre objectif a été de maintenir les prestations quoi qu’il arrive et d’apporter une aide aux entreprises qui en ont fait la demande. Cette situation devrait durer jusqu’à la fin de l’année.

Mais il y a un sujet beaucoup plus structurel sur lequel nous devons déployer notre énergie : les effets économiques et sociaux des annonces qui sont faites dans le secteur. Ces annonces très attendues auront des conséquences sur toute la filière. Cela nous oblige, en tant qu’assureur, à prendre soin de ceux qui vont continuer à travailler. Il y aura besoin d’identifier dans ce contexte le niveau et la nature de l’accompagnement qui pourrait être mis en place, comme la prise en compte des risques psycho-sociaux. Cela reste à construire mais lorsque nous entendons les discours des chefs d’entreprise, nous sentons que la blessure est profonde et que la situation va être difficile durablement.

Et bien entendu il y a aussi les salariés qui feront partie de ces plans sociaux qui, quelle qu’en soit la forme, vivent une rupture voire un traumatisme et se demandent comment maintenir les mêmes protections que lorsqu’ils étaient salariés. La garantie d’avoir un assureur répondra à cette question et pourra être un facteur d’apaisement.

Avec leurs difficultés, craignez-vous que les entreprises réduisent le niveau des prestations qu’elles proposent à leurs salariés ?

Je pense que ce risque n’existe pas car c’est un socle d’attractivité des entreprises du secteur qui auront besoin de mobiliser les équipes pour entretenir leur dynamique industrielle. Elles ont par ailleurs un fort engagement social.

Et avez-vous senti un phénomène de renonciation aux soins pendant le confinement ?

Nous l’avons fortement ressenti. Pendant deux mois, le niveau de prestations et de consommation médicale était très limité. Ce n’était pas le cas du tout sur la partie des risques prévoyance notamment l’arrêt de travail auquel se sont ajoutées les mesures d’urgence mises en place pendant la crise avec l’arrêt de travail pour garde des enfants de moins de 16 ans. Les assureurs ont pu être sollicités et intervenir pour régler la partie indemnitaire pendant cette période d’arrêt. C’est évidemment différent sur les consultations, il y a eu une chute significative de la consommation médicale, de l’ordre de 30% à 40% pendant la période de confinement, mais depuis le début du mois de juin, nous sommes revenus à des niveaux antérieurs au confinement en termes de consommation médicale, sans observer pour l’instant d’effet de rattrapage, mais une surconsommation dans le domaine dentaire. Nous constaterons certainement en fin d’année une légère baisse des prestations santé mais il faudra aussi évaluer les effets de la crise sur les cotisations.

Et pensez-vous que la crise va permettre l’essor de la télémédecine ?

Dans le cadre de nos actions préventives et d’accès aux soins, nous avions déployé une offre de télémédecine sur la majorité de nos contrats. Jusqu’alors, la croissance suivait celle de la télémédecine en générale et était assez faible en dehors des campagnes réalisées auprès des salariés des entreprises adhérentes. Pendant la période de confinement, surtout le premier mois, nous avons connu une croissance exponentielle. Nos assurés ont beaucoup utilisé la télémédecine pour se rassurer.

Est-ce que cela va s’inscrire dans la durée ? La réponse est différente aujourd’hui de celle qui aurait été faite à fin mai, nous constatons un retour à des habitudes assez classiques : il y a quand même une sorte de lassitude de l’usage de la visioconférence et du téléphone. L’enjeu est comment entretenir la dynamique et faire en sorte que cette expérience se poursuive, en tout état de cause des freins ont été levés.

Est-ce que pour autant le système de santé va prendre en compte ces évolutions majeures et prendre davantage en compte la télémédecine dans le parcours de soin, peut-être, certainement. Le système de santé vit une rupture accélérée par cette expérience qui change le paradigme au même titre que celui de l’approche risques industriels. Cependant, j’ai peur qu’il faille attendre encore un peu pour en voir les effets.

Comment intégrer un risque tel que le risque pandémique dans une couverture ?

Les professionnels de l’assurance ont commencé par dire que le risque pandémique en tant que risque n’était pas assurable. Mais les conséquences doivent pouvoir être prises en compte, par exemple en ce qui concerne le maintien des garanties. Cette crise met en évidence la robustesse du système social français et notamment son système de Sécurité sociale : quelle que soit la situation, il permet aux personnes d’être soignées et protégées. Mais, aujourd’hui, il reste une scission entre les assureurs d’un côté, les mutualistes de l’autre, les groupes de protection sociale, l’État, la Sécurité sociale… Mais il me semble que dans une situation de crise il est essentiel que la solidarité s’exerce sans se poser de question. Ce qui peut changer ne porte pas sur la nature des garanties, mais sur leur application dans des situations extrêmes.

L’approche que nous conduisons chez IPECA pour notre secteur affinitaire aéronautique et aérospatial civil et militaire est portée par l’ambition que lors de situations de crise, les salariés et les entreprises doivent pouvoir compter sur un dispositif de solidarité qui s’exerce sans ambiguïté.

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Mots clés : IPECA

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