La compagnie lettone airBaltic a publié des résultats contrastés pour le premier trimestre, marqués par un niveau d’activité et de chiffre d’affaires record mais par un net creusement de ses pertes. Le transporteur a réalisé un chiffre d’affaires de 149,1 millions d’euros, en hausse de 12,3% par rapport à la même période de 2025, son plus haut niveau historique pour un premier trimestre, traditionnellement le plus faible.
Malgré cette progression, la perte nette atteint 70,1 millions d’euros, plus du double des 29,3 millions enregistrés un an plus tôt. Cette dégradation est liée notamment à l’impact des mouvements de change, à la baisse de certains soutiens commerciaux et à la hausse de plusieurs postes de coûts.
Sur le plan opérationnel, airBaltic a transporté environ 1,044 million de passagers sur son réseau propre au cours du trimestre, contre 0,995 million un an plus tôt, et 1,5 million en incluant les activités d’ACMI, ce qui constitue des records pour un premier trimestre. Le nombre total de vols a atteint 15 100, dont 10 700 sur le réseau de la compagnie et 4 400 sous forme de contrats ACMI, en augmentation par rapport aux 13 600 vols de la même période de 2025.
Le coefficient de remplissage s’établit à 74,8%, en léger repli par rapport aux 75,9% de l’exercice précédent, malgré une capacité en sièges-kilomètres offerts en hausse, portée par une utilisation accrue de la flotte et par une moyenne d’environ 9 à 10 appareils loués à d’autres compagnies en ACMI.
« D’un point de vue opérationnel, le premier trimestre a été stable pour airBaltic, avec une hausse du nombre de passagers, une augmentation du nombre de vols et une amélioration de l’EBITDAR. Cependant, le contexte économique général reste difficile pour le secteur aérien et des facteurs externes continuent d’affecter nos résultats financiers. Pour 2026, nous privilégions la qualité du chiffre d’affaires, la maîtrise des coûts et l’utilisation de la disponibilité accrue de notre flotte » a expliqué Erno Hildén, le PDG d’airBaltic.
Autre bonne nouvelle, la compagnie lettone a indiqué qu’elle était désormais en mesure d’exploiter l’ensemble de sa flotte de 55 Airbus A220-300, aucun appareil n’étant désormais immobilisé à cause de la disponibilité des moteurs PW1500G (13 avions cloués au sol il y a un an).
La situation financière d’airBaltic demeure cependant toujours particulièrement tendue, avec une trésorerie de 32,9 millions d’euros, pour des dettes courantes dépassant les actifs courants d’environ 415 millions d’euros, et des passifs excédant les actifs de plus de 480 millions d’euros au 31 mars.
Pour rappel, l’État letton reste actionnaire ultra‑majoritaire d’airBaltic, avec 98% du capital.









