Noemi Aerospace a remporté un nouveau contrat en Inde. SkyHop a en effet signé un protocole d’accord avec l’avionneur norvégien, envisageant l’acquisition de jusqu’à quinze appareils – dont une dizaine pourrait être intégrée d’ici l’exercice 2030 et cinq options.
Le contrat met en avant le potentiel du marché des hydravions en Inde. Dans le cadre du programme UDAN qui vise à développer la connectivité régionale pour désenclaver les régions indiennes, des projets sont en cours pour la mise en place d’environ 150 nouvelles liaisons par hydravion. SkyHop, par exemple, prévoit de débuter ses opérations en reliant les îles de Lakshadweep entre elles et au continent. Elle vise l’exploitation de jusqu’à 40 appareils d’ici l’exercice fiscal 2030.
« Nous constatons que l’Inde déploie de réels efforts pour concrétiser sa stratégie en matière d’hydravions. C’est le début d’un nouveau marché prometteur », explique Eric Lithun, fondateur et PDG de Noemi Aerospace. « Nous observons une ambition claire de la part du gouvernement, un programme majeur de nouvelles liaisons par hydravion, et des opérateurs qui se préparent à agrandir leurs flottes. »
De son côté, Avani Singh, fondatrice et PDG de SkyHop Aviation, confirme que « le potentiel des hydravions en Inde va bien au-delà de la simple liaison entre deux destinations. Avec notre vaste littoral, nos îles, nos rivières et nos lacs, les hydravions peuvent transformer en profondeur la manière dont nous relions les régions où la construction d’infrastructures aéroportuaires classiques est difficile, voire impossible. »
Si la construction d’un réseau fiable est aujourd’hui la priorité de la compagnie, elle s’estime bien positionnée pour anticiper le profil futur de la flotte voire influer sur son évolution, et estime que les appareils électriques et hybrides joueront un rôle essentiel, en particulier sur les courtes liaisons régionales. D’où le rapprochement avec Noemi Aerospace.
Dans le cadre du protocole d’accord, SkyHop et Noemi Aerospace évalueront les exigences techniques, opérationnelles, commerciales et réglementaires liées à l’intégration des appareils amphibie dans la future flotte de la compagnie. Un partenariat stratégique plus large est également envisagé, comprenant notamment la possibilité de produire et/ou assembler des appareils en Inde.
Le premier appareil de Noemi Aerospace est en cours de développement, et vise une mise en service en 2030. Il s’agit d’un avion amphibie entièrement électrique (son nom Noemi est le diminutif de « no emission ») destiné au transport régional de passagers (capacité de neuf passagers et un ou deux pilotes), capable d’opérer aussi bien sur l’eau que sur des pistes conventionnelles. Il peut être adapté à une propulsion hybride-électrique ou à un système de propulsion classique. Il aura également la capacité de remplir d’autres missions que le transport de passagers, comme l’évacuation médicale, la recherche et le sauvetage, ou la lutte aérienne contre les incendies.
A ce jour, le carnet de commandes compte 90 appareils, avec des contrats en Europe, en Amérique du Nord et en Asie.




