Air France-KLM a bien réussi à s’affranchir du contrat de support des Trent XWB proposé par le motoriste Rolls-Royce, le groupe franco-néerlandais souhaitant assurer directement leur maintenance via la division MRO du groupe ; Air France Industries KLM Engineering & Maintenance (AFI KLM E&M).
Le contenu du MoU signé entre les deux partis est confidentiel et Air France-KLM a simplement indiqué « pouvoir travailler avec Rolls-Royce dans la maintenance des Trent XWB ». Ce protocole d’accord a ainsi permis au groupe Air France-KLM de débloquer sa commande portant sur 50 A350 (dont 25 appareils en option) le 19 juin au Bourget, le nouveau biréacteur long-courrier d’Airbus étant motorisé de façon exclusive par Rolls-Royce.
Pourtant d’autres incertitudes subsistent. Tout d’abord, AFI KLM E&M pourra-t-il proposer ses services à d’autres compagnies aériennes comme il le souhaite, assurant pour les Trent XWB ce qu’elle propose par exemple sur les moteurs produits par General Electric ?
À ce jour, le marché potentiel est cependant bien maigre. Tous les futurs opérateurs d’A350, sauf Air France et KLM, ont déjà choisi la solution de support TotalCare pour les Trent XWB, des contrats de longue durée qui courent sur des périodes allant généralement jusqu’à 12 ans. Les dernières commandes enregistrées au Bourget (United, SriLankan, SIA), ou juste après (SAS), ne font pas exception.
D’autre part, le motoriste britannique acceptera-t-il de voir un premier rival sur le support des Trent XWB, notamment sur les prochaines commandes ? Dans le cas contraire, AFI KLM E&M devra se contenter d’attendre la mi-vie de ces réacteurs pour espérer revenir sur ses investissements.









