La suspension d’un premier préavis de grève à la suite du drame du vol de Germanwings n’aura rien changé. Les aiguilleurs du ciel français et la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) sont toujours en désaccord. Alors que les premiers demandent l’ouverture rapide de négociations portant principalement sur l’âge de départ à la retraite, le gouvernement et la DGAC refuseraient toute idée d’une négociation. « Ils considèrent que les contrôleurs aériens ne constituent pas un groupe social avec qui il est utile ou nécessaire de discuter », dénonce le SNCTA sur son site Internet.
Face à cette impossibilité d’engager un dialogue social, le premier syndicat du secteur appelle à plusieurs arrêts de travail sur trois périodes aux mois d’avril et de mai. Ainsi, le ciel français risque d’être au ralenti du 8 au 9 avril, du 16 au 18 avril et du 29 avril au 2 mai.
Parmi les revendications de l’organisation syndicale figurent la définition d’un âge limite de départ en retraite pour tous les aiguilleurs du ciel, des modalités de suivi et d’accompagnement du glissement de l’âge de la retraite de 57 à 59 ans, ou encore l’organisation du travail des ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne en service opérationnel ainsi que des experts cadre. Le système de rémunération avec notamment le gel des primes pose aussi problème.





