La filière aéronautique en Aquitaine et Midi-Pyrénées employait fin 2012 quelque 124 000 personnes, soit 9 % des salariés des secteurs marchands non agricoles. Ces chiffres proviennent de l’enquête annuelle de l’INSEE sur la filière aéronautique et spatiale dans le Grand Sud-Ouest, qui, au 31 décembre 2013, rassemblait 1 430 entreprises détenant 1 627 sites (1 015 en Midi-Pyrénées et 612 en Aquitaine).
La région Midi-Pyrénées, qui accueille notamment Airbus et bientôt le siège social d’Airbus Group à Toulouse, est celle qui concentre le plus de salariés avec 91 318 personnes, contre 32 433 en Aquitaine.
« Un début 2013 radieux pour l’aéronautique, mitigé pour le spatial »
La filière aéronautique a commencé l’année 2013 sous de bons auspices. Selon l’INSEE, l’augmentation des cadences de production des constructeurs a généré une activité très soutenue chez les fournisseurs, plus particulièrement au sein des entreprises de rang 1. Ce qui a entraîné de forts besoins en main-d’œuvre qualifiée. « En 2013, plus de 6 000 postes y [dans le Grand Sud-Ouest, ndlr] seraient proposés, pour faire face à l’augmentation de la demande, mais aussi pour permettre le remplacement de salariés », précise l’Institut national de la statistique et des études économiques dans son étude.
Plus de la moitié de ces besoins a concerné l’ingénierie, l’informatique et la métallurgie. Les profils les plus recherchés sont ceux d’ingénieurs, développeurs informatiques, préparateurs méthodes, tourneurs fraiseurs, chaudronniers, contrôleurs de fabrication, soudeurs, câbleurs et techniciens de maintenance.
L’INSEE indique par ailleurs que « les activités d’études et d’ingénierie sont un peu moins sollicitées ». En effet, l’activité a connu un léger ralentissement début 2013 par rapport à la même période 2012, aussi bien en Midi-Pyrénées qu’en Aquitaine. Les perspectives d’embauche dans l’ingénierie ont été « un peu » revues en baisse par rapport à 2012.
Malgré les fortes intentions d’embauches, les PME se sont heurtées à un problème de taille : la pénurie de profils qualifiés qui touche le secteur. « 72 % des chefs d’entreprise éprouvent des difficultés pour recruter, davantage en Aquitaine qu’en Midi-Pyrénées », selon l’INSEE.
Enfin, le bilan du spatial est plus « mitigé ». Les fournisseurs ont en effet connu une stagnation de leur activité, du fait de la baisse des commandes. « Les entreprises de rang 1 qui travaillent directement avec les maîtres d’œuvre sont les plus touchées par le ralentissement », explique l’INSEE.








