C’est une décision que les salariés de Dijon-Bourgogne redoutaient depuis de nombreux mois. Le conseil régional de Bourgogne a annoncé le 12 mai dernier, lors d’une séance plénière publique, sa volonté de mettre fin aux vols commerciaux opérés sur la plateforme. La raison ? Aucun délégataire pour remplacer la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Bourgogne, actuel gestionnaire de l’aéroport, dont le mandat se termine le 31 mai 2014.
Le gestionnaire aéroportuaire français SNC-Levallin se serait manifesté pour reprendre la gestion de Dijon-Bourgogne, ont indiqué les salariés de l’aéroport dans une lettre adressée notamment au président de la République le 7 mai dernier. Aucune suite favorable n’aurait été donnée à l’entreprise.
Dijon-Bourgogne devient un aérodrome à partir du 1er juin 2014, si aucune solution durable ou temporaire n’est trouvée d’ici là.
L’aviation d’affaires comme option de relance de l’aéroport
La plateforme aéroportuaire pourrait renaître de ses cendres avec le développement de vols d’affaires en partenariat avec l’aéroport voisin Dole-Jura, qui affiche une santé insolente notamment grâce à son offre low cost. Pour ce faire, la création d’un syndicat mixte aurait été évoquée lors de la réunion du 12 mai, rapportent les journaux locaux.
Plus de 20 millions d’euros investis pour moderniser l’infrastructure
Dans le cadre d’un plan de relance de l’aéroport baptisé « Renaissance », quelque 22 millions d’euros ont été investis pour moderniser l’infrastructure et ainsi attirer de nouveaux transporteurs à bas coût. Ce plan réunissait à l’époque la Région Bourgogne, le Conseil général de Côte-d’Or, le Grand Dijon et la CCI de Côte-d’Or.
Malgré les travaux réalisés, aucune low cost n’a montré son intérêt à s’installer sur la plateforme, préférant Dole-Jura situé à une cinquantaine de kilomètres et géré par le conseil général du Jura. Un vrai échec pour les partenaires.
De plus, à la suite de la mise en œuvre du plan, le Conseil général de Côte-d’Or décide, en septembre 2013, l’arrêt des subventions versées à la plateforme après le 31 mai 2014, fragilisant de plus son équilibre financier.
Pour l’heure, le sort de la vingtaine d’employés de la CCI ainsi que celui de la vingtaine de salariés de l’unique compagnie aérienne opérant sur l’aéroport, Eastern Airways, n’a pas été évoqué.








