Le salon et vous-même, êtes-vous prêts ?
Le salon du Bourget est presque prêt. Nous ouvrons nos portes dans une semaine, mais en fait nous nous préparons depuis pratiquement deux ans. C’est une énorme opération qui demande une année de préparation sur dossiers, sur appels d’offres, et puis huit mois pour l’installation du salon proprement dite. Il reste encore une semaine, les sept jours les plus lourds en termes d’organisation. Pour moi-même en tant que nouveau commissaire général, j’aborde le salon avec sérénité, car tous les espaces ont été vendus depuis huit mois. Il n’y a eu aucun problème au niveau des parties marketing et commerciale, mais plutôt quelques derniers soucis liés à la fabrication et à l’installation du salon.
À l’heure des moyens de communication digitaux, comment peut-on expliquer un tel succès pour un salon physique ?
Le succès du salon du Bourget s’explique pour deux raisons. Il y a d’abord le rêve pour les journées grand public. C’est un rêve inextinguible, qui persiste dans le temps et pas seulement pour les démonstrations en vol. Nous pouvons aussi voir les avions au sol, voir les pièces, les équipements. Quand on se promène dans les allées du salon, certaines pièces sont de véritables sculptures et sont assez exceptionnelles. Certaines d’entre elles peuvent d’ailleurs même se retrouver dans des musées d’art moderne. Mais pour les professionnels, le fait que nous bloquions notre agenda et puissions rencontrer en une seule semaine nos clients et nos fournisseurs pour l’équivalent d’une année de rendez-vous, c’est cela aussi qui explique le succès du salon du Bourget.
Quelles sont les principales tendances qui se dégagent pour cette 53e édition ?
La première, c’est que le salon du Bourget reste et s’affirme comme le premier salon aéronautique au monde, notamment fort du mélange entre journées professionnelles et journées grand public. C’est quelque chose qui devient très rare et qu’il faut protéger, qu’il faut défendre. C’est l’une des tendances de fond du salon du Bourget. La deuxième tendance c’est le renforcement des initiatives présentes au salon depuis ces dernières années. L’« Avion des Métiers », qui permet de montrer l’attractivité de nos métiers au grand public, mais aussi aux professionnels, montrer ce que l’on est capables de faire aujourd’hui. Il y a aussi le « Paris Air Lab » qui attire les entreprises de toutes les tailles pour présenter leurs innovations. Pour cette 53e édition, nous allons aussi augmenter la part des start-up, tant dans le « Paris Air Lab » que dans nos stands. Et mon rêve, c’est qu’un jour le salon du Bourget devienne finalement l’équivalent du CES de Las Vegas pour le monde de l’aéronautique.









