Contrairement à ce que laissaient penser les paroles du Premier ministre indien Narendra Modi et du président de la République François Hollande vendredi 10 avril, il se pourrait que le contrat MMRCA pour la vente de 126 Rafale à l’Indian Air Force ait bien plus que du plomb dans l’aile. Le porte-parole du ministre indien de la Défense a publié le 13 avril sur son fil Twitter plusieurs déclarations qui pourraient indiquer que le contrat MMRCA serait en mauvaise posture.
Au sujet du MMRCA, le porte-parole a notamment déclaré : « les 36 Rafale qui vont être acquis prêts à voler font l’objet d’une négociation de gouvernement à gouvernement distincte », avant d’ajouter que « le processus de gouvernement à gouvernement est préférable à la voie de l’appel d’offres pour l’acquisition de plateformes stratégiques », pour finir sur : « les négociations dans le cadre de l’actuel appel d’offres tournent en rond sans solution en vue ». Le dernier tweet en date utilise la métaphore d’une voiture qui ne peut suivre deux chemins simultanément pour décrire le statut de l’appel d’offres.
L’achat sur étagère de 36 Rafale annoncé vendredi dernier pourrait donc signifier l’annulation de l’appel d’offres MMRCA, sans confirmation officielle pour l’instant. Les deux hommes politiques avaient certes indiqué leur volonté de travailler de manière conjointe « sur les équipements de Défense et de sécurité », dans le cadre de l’initiative « make in India », mais n’avaient pas commenté le statut actuel des négociations.
De nombreuses questions restent encore en suspens : Le contrat MMRCA va-t-il effectivement être annulé, y aura-t-il un nouveau contrat pour la production de Rafale en Inde, cela pourrait-il signifier un retour des concurrents malheureux dans la course dans le cadre de contrats de gouvernement à gouvernement ?
Contacté, Dassault Aviation n’a ni infirmé ni confirmé ces déclarations.








