Airbus Defence & Space a publié ce 3 juin une première analyse sur l’accident d’A400M qui avait coûté la vie à quatre personnels d’Airbus DS le 9 mai dernier. Suite à l’exploitation des données recueillies et analysées par les FDR (enregistreur de vol) et le CVR (enregistreur de conversations), trois des quatre moteurs de l’avion de transport ont subi un « gel de la puissance après le décollage et n’ont pas répondu aux tentatives entreprises par l’équipage pour contrôler normalement la puissance ».
Selon les explications fournies par l’avionneur, « quand les pilotes ont placé la manette des gaz sur flight idle (ralenti) pour réduire la puissance, celle-ci a effectivement été réduite mais elle est ensuite restée en ralenti sur les trois moteurs affectés durant le reste du vol, en dépit des tentatives de l’équipage pour récupérer de la puissance. »
Airbus indique dans son communiqué que le quatrième moteur a fonctionné normalement, tout comme les autres systèmes de l’avion. « Il n’y a pas eu d’autre anomalie identifiée durant le vol. »
La division militaire d’Airbus avait publié le 19 mai dernier une note à destination des pays exploitant l’appareil, afin d’attirer leur attention sur des contrôles « spécifique et régulier de l’ECU » de chaque moteur de l’avion. L’ECU (Engine control unit), est l’un des deux calculateurs du FADEC (Fully authority digital engine control) qui s’assure du fonctionnement optimal du moteur suite aux injonctions de pilotage.
MSN23, le second exemplaire destiné à la Turquie, s’était écrasé peu après son décollage le 9 mai près de l’usine de Séville. Quatre des six personnels d’Airbus présents à bord ont péri dans l’accident.








