La première réunion du « MQ-9 users group » a eu lieu le 29 janvier dernier à Paris. Elle réunissait des représentants des pays utilisateurs du drone de surveillance et d’attaque MQ-9 Reaper de General Atomics, à savoir les États-Unis, la France, l’Italie et le Royaume-Uni.
L’idée globale est de « promouvoir la coopération, l’optimisation des coûts et l’interopérabilité » entre les pays opérateurs de Reaper, par le biais de retours d’expérience et d’échanges sur plusieurs thématiques : le concept d’emploi des drones, la formation, le MCO, l’insertion dans l’espace aérien.
L’initiative, souhaitée par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, devrait à terme permettre des synergies entre les pays utilisateurs, que ce soit en matière d’entraînement, de logistique ou de déploiement opérationnel.
L’armée de l’air déploie pour sa part actuellement deux MQ-9 depuis la base de Niamey, au Niger, co-localisés avec des Reaper de l’US Air Force. Un troisième vecteur devrait être commandé et rejoindre la bande sahélo-saharienne dans les prochains mois.
Une semblable initiative avait été lancée côté européen, sous mandat de l’Agence européenne de Défense, pour développer une « communauté d’utilisateurs de drones MALE ». Signée en novembre 2013 par sept pays (Allemagne, Espagne, France, Grèce, Italie, Pays-Bas, Pologne), la lettre d’intention prévoit de renforcer la coopération entre les pays opérateurs de drones MALE, notamment dans le domaine de la formation. L’Italie avait entre autres offert de développer des solutions d’entraînement pour ses partenaires européens sur la base aérienne d’Amendola. Une proposition pour l’instant restée sans suite, en attendant le futur projet MALE 2020, qui devrait réunir Airbus, Dassault et Finmeccanica autour du développement d’un drone MALE européen.








