Un petit air de Guerre froide… Quasiment deux ans après leur départ du continent européen, l’US Air Force annonce le retour des avions d’attaque au sol A-10 Thunderbolt II en Allemagne. Douze avions et 300 personnels ont ainsi été déployés sur la base aérienne de Spangdahlem, à l’ouest de l’Allemagne pour une première rotation qui devrait durer six mois. Les « Warthog » devraient ainsi participer à des exercices d’entraînement avec des pays de l’OTAN. Ils seront opérationnels « d’ici la fin du mois ».
Ce déploiement intervient dans le cadre de l’opération Atlantic Resolve, dont le but est d’assurer « la sécurité collective » ainsi que la « paix durable et la stabilité dans la région ». En clair, les États-Unis semblent effectuer une démonstration de force, alors que la situation est de plus en plus tendue en Europe de l’est, notamment entre la Russie et l’Ukraine.
Alors que le président de la République François Hollande rencontre actuellement son homologue russe Vladimir Poutine avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président ukrainien Petro Porochenko à Minsk pour un sommet « de la dernière chance », ce retour des A-10 américains en Europe démontre la volonté des États-Unis d’afficher une présence militaire renforcée. D’autant plus que l’US Air Force précise que le détachement, ou du moins une partie, pourrait par la suite rejoindre des bases OTAN « dans l’est de l’Europe », sans doute en Pologne.








