« La seule chose qu’on peut vous dire, c’est qu’on a le sourire », déclarait cet après-midi le délégué général de l’armement Laurent Collet-Billon en parlant de la potentielle vente de Rafale à l’Égypte, lors de la présentation des résultats annuels de la DGA. L’affaire ne serait plus qu’une question de temps, une signature à court terme, Laurent Collet-Billon évoquant déjà des premières livraisons en 2018.
Le quotidien économique Les Échos avait publié un article en ce sens le 6 février dernier, faisant état de négociations « très avancées » avec l’Égypte, pour un contrat qui comprendrait outre 24 Rafale une FREMM et de l’armement, pour un total qui pourrait atteindre les 5 milliards d’euros. Les gouvernements français et égyptien auraient ainsi conclu un accord de principe sur le financement des équipements militaires, avec le concours de la Coface (Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur) et l’aval du ministère de l’Économie. Selon Les Échos, l’Égypte devrait à présent constituer un crédit auprès d’un « pool » de banques.
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a pour sa part déclaré dimanche 8 février sur Europe 1 que si le contrat n’était pas encore signé, les discussions étaient « bien avancées ». Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, avait pour sa part confié au Figaro samedi 7 que le premier contrat export du Rafale était « proche ».
Les premières livraisons de série des Rafale à l’Égypte pourraient débuter dès 2018. Il serait possible de prélever des avions sur la chaîne, mais tout dépend du type de Rafale en cours d’assemblage. Actuellement, ce seraient majoritairement des biplaces nucléaires, selon un connaisseur du dossier.
Quant à la FREMM, elle pourrait être prélevée sur la chaîne française, la Normandie pourrait alors devenir égyptienne au lieu de rejoindre la Marine nationale. Le chef d’état-major de la marine, l’amiral Bernard Rogel, a pour sa part déclaré dans la matinée que c’était possible « sous certaines conditions » : La prolongation d’une frégate existante (la FASM Montcalm) et l’absence « d’impact sur l’état général de la marine », à savoir la livraison de quatre FREMM avant 2016 et six avant 2018.








