Le porte-avions Charles de Gaulle a quitté ce 18 novembre à 11h sa base d’attache à Toulon, pour rejoindre les côtes syriennes, avant de rejoindre le golfe Arabo-Persique. Engagé dans le cadre de la mission Arromanches 2, le Charles de Gaulle viendra renforcer les capacités de frappe de l’armée de l’air, qui déploie six Rafale et six Mirage 2000D/N depuis les Émirats Arabes Unis et la Jordanie.
Le groupe aérien embarqué du bâtiment de la Marine nationale est composé de 18 Rafale Marine, huit SEM, deux avions de guet aérien embarqué E-2C Hawkeye, deux Dauphin Pedro, une Alouette III, ainsi qu’un Puma de l’armée de l’air. Le groupe aéronaval comprend la FDA Chevalier Paul et son NH90 NFH, la FASM La Motte-Picquet et son Lynx jusqu’à la mi-janvier 2016, ainsi que le BCR Marne et son Alouette III, un SNA, mais aussi la frégate belge Léopold Ier embarquant une Alouette III jusqu’au 4 janvier 2016.
Les FREMM Aquitaine et Provence viendront opérer une relève de bâtiments en cours de déploiement, à la mi-janvier pour l’Aquitaine et son Caïman Marine. La Provence pourra venir renforcer le dispositif « lors de son déploiement longue durée ».
A l’image de ce qui avait été effectué lors des précédentes missions Bois Belleau et Arromanches 1, deux bâtiments étrangers devraient également être intégrés de manière ponctuelle dans les prochaines semaines, dont un britannique, sans plus de détails pour le moment. L’EMA ajoute que « des bâtiments d’autres nations pourront être intégrés au GAN », et notamment des moyens navals américains de manière ponctuelle.
Le ministère britannique de la Défense indique de son côté que ce sera le HMS Defender qui rejoindra le GAN, afin d’opérer des missions de défense aérienne. Le destroyer Type 45 avait appareillé de Portsmouth le mois dernier pour un déploiement de neuf mois dans le golfe Persique. Le bâtiment a débuté ses missions de patrouille le 10 novembre dernier. Il embarque un hélicoptère Lynx Mark 8 et un Merlin.
Le président russe Vladimir Poutine a par ailleurs indiqué mardi 17 novembre avoir demandé aux bâtiments russes de se mettre en « contact direct » avec les bâtiments français qui seront déployés. Les présidents français et russe doivent se rencontrer le 26 novembre prochain afin de discuter d’une coordination plus poussée entre les deux armées dans la lutte contre l’organisation terroriste EI.








