A l’occasion du défilé du juillet, c’est l’armée de l’air qui est chargée d’assurer la protection et la sécurité dans la troisième dimension. Un Dispositif particulier de sécurité aérienne (DPSA) est mis en place à cette occasion, qui comprend aussi bien des éléments au sol qu’en vol.
Le général Jean-Christophe Zimmerman, en charge du défilé aérien, explique qu’une bulle de sécurité va être mise en place au-dessus et autour de Paris, afin de « détecter tous les intrus qui viendraient entrer dans cette zone », pour ensuite les identifier et, le cas échéant « agir sur la menace si elle est avérée ». Point d’attention particulier cette année, la menace des drones civils, dont les pilotes, « par bravade », pourraient tenter de s’infiltrer dans la zone.
Un dispositif « très significatif » a été mis en place, sans qu’il n’ait été possible d’en savoir beaucoup plus sur les moyens qui seront déployés. Tout juste saura-t-on qu’un E-3F AWACS sera – comme à l’accoutumée – dans les airs pour assurer la partie détection, ainsi qu’un Rafale. Des Fennec MASA viendront compléter les moyens aériens, ainsi que « d’autres aéronefs légers », chargés pour leur part « d’intervenir sur des cibles lentes ». Au sol, un radar tactique en complément, ainsi que des moyens sol-air de type Crotale et SAMP/T Mamba seront déployés, ainsi que des guetteurs à vue.
Ce dispositif, qui comprend environ 400 personnels, « est très proche de ce que nous avons mis en place l’année dernière, en termes sol-air il est un peu plus important, en termes de détection des drones, il est beaucoup plus important », précise le général Zimmermann.
Dans le prolongement de la détection, l’armée de l’air est également en étroite coopération avec la Préfecture de police de Paris, qui utilise « des moyens particuliers pour neutraliser les drones », sans plus de précisions.








