L’armée de l’air a organisé ce 25 septembre une cérémonie de commémoration en l’honneur des 80 ans du parachutisme militaire, sur la BA 115 d’Orange, présidée par le commandant des forces aériennes, le général Serge Soulet.
Le parachutisme militaire en France remonte à 1935, lors de la création du premier centre de formation dédié, situé à Avignon-Pujaut. Son premier commandant, le capitaine Geille, un aviateur, faisait partie des trois officiers envoyés précédemment en Russie, afin de s’inspirer des pratiques des militaires russes dans ce domaine. L’armée utilisait alors notamment des Potez 25 TOE et LéO 20 pour larguer les apprentis parachutistes. Un Morane 315 sera également opéré pour les sauts acrobatiques, ainsi qu’un Potez 540 pour les sauts collectifs. Les 601ème et 602ème groupes d’infanterie de l’air sont créés en 1937. Le Groupement des commandos parachutistes de l’air n°541 sera créé en 1957, puis dissout en 1961, remplacé par la Compagnie de commandos parachutiste de l’air 50-541.
Les commandos parachutistes de l’air sont aujourd’hui répartis en trois unités distinctes : Le CPA 10, unité de l’armée de l’air mis pour emploi au sein du COS (Commandement des opérations spéciales), spécialisé dans l’air land integration, l’action dans la profondeur et les sauts opérationnels à très grande hauteur ; le CPA 20, qui assure des missions d’appui aux opérations aériennes, du guidage des missions d’appui-feu ou de reconnaissance et participe à la PPS (posture permanent de sûreté aérienne), capable d’assurer des missions de mise à terre par saut à grande hauteur ; tout comme le CPA 30, qui possède de plus la spécificité de pouvoir conduire des missions de type PR (récupération de personnel), de recherche et sauvetage au combat (RESCO) et aérolargué (RESAL).








