Deux semaines après les faits, l’armée de l’air a finalement confirmé que deux bombardiers Tupolev Tu-95 « Bear » de l’armée de l’air russe s’étaient bien aventurés dans la Manche le 28 janvier dernier. Ces avions datant de l’ère soviétique sont passés par la Norvège et les îles britanniques, avant de venir voler au-dessus de la Manche.
L’armée de l’air précise que « ces avions n’ont enfreint aucune réglementation civile », car ils se trouvaient entre la Grande-Bretagne et la France, dans une zone qui n’est pas considérée comme un espace de souveraineté (frontière ou à moins de 12 nautiques des côtes). Cependant, « quand des avions de cette nature volent, vous avez une action naturelle d’aller regarder et de surveiller ce qui se passe », précise l’armée de l’air.
Suite à une interception norvégienne (F-16), puis britannique (Eurofighter) plus tard dans la matinée, une alerte a été déclenchée en France dans le cadre de la permanence opérationnelle. Deux Mirage 2000D ont ainsi décollé de Lann-Bihoué en début d’après-midi, afin de surveiller l’itinéraire des Tu-95, suivis une trentaine de minutes plus tard par un Rafale parti depuis la base de Creil et venu compléter la mission des Mirage 2000. Les « Bear » ont finalement fait demi-tour.
Sans rentrer dans les détails sur la manière dont s’est passé l’interception et si les avions français sont rentrés en contact ou non avec le Tu-95, l’armée de l’air précise qu’elle n’a pas constaté « d’acte agressif » de la part de ces deux avions russes.








