Le président de la République François Hollande a annoncé lors de la conférence de presse de ce lundi la mise en œuvre de vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie, ainsi que d’éventuelles frappes aériennes, confirmant ainsi une information dévoilée par le quotidien Le Monde samedi 5 septembre.
Soulignant la nécessité d’être « informé au mieux des menaces » qui pèsent sur la France « pour y faire face », il a donc « demandé à Jean-Yves Le Drian que dès demain puissent être menés des vols de reconnaissance depuis la Syrie ». Le président envisage également de mener des missions offensives, déclarant « nous seront prêts à faire des frappes », selon les informations recueillies et le renseignement collecté par les missions de reconnaissance. Il s’agit de savoir « où sont les centres d’entraînement et de décision ». Il a en revanche exclu toute intervention de troupes au sol, un choix qui serait « inconséquent » et « irréaliste ».
Concernant les moyens mobilisés pour ces missions, François Hollande précise que ce seront ceux de l’opération Chammal, jugés comme suffisants, malgré l’extension du théâtre. A l’heure actuelle, les moyens aériens français permettant d’opérer des missions de reconnaissance comprennent ainsi un avion de patrouille maritime Atlantique 2 de la Marine nationale, six Rafale basés aux Émirats Arabes Unis ainsi que trois Mirage 2000D et trois Mirage 2000N basés en Jordanie. Il n’est pas exclu que des moyens plus « secrets » tels que les C160 Transall Gabriel puissent être déployés par la suite sur le terrain… ni que le porte-avions Charles de Gaulle reste longtemps à quai à Toulon.
La Grande-Bretagne, le Canada et les États-Unis mènent d’ores et déjà des missions ISR au-dessus de la Syrie, par le biais de moyens aériens tels que des drones (MQ-1 Predator, MQ-9 Reaper) et des avions type RC-135 Rivet Joint (Royal Air Force) et CP-140 Aurora (Canada).





