Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et son homologue canadien Robert Nicholson se sont rencontrés ce 4 février à l’Hôtel de Brienne à l’occasion d’un entretien, qui s’est achevé par la signature de deux accords d’entente témoignant de « l’intensité et de la proximité de nos relations de Défense », selon les déclarations du ministre français.
Le premier accord concerne l’institution d’un conseil franco-canadien de coopération de Défense, dont les principes avaient été fixés lors de la visite du président de la République François Hollande au Canada en novembre 2014. Il s’agissait alors notamment « d’accentuer le dialogue de haut niveau entre les deux pays, en matière de défense, ainsi que de rehausser la coopération en matière de défense et de sécurité pour donner suite à diverses priorités ». Jean-Yves Le Drian a pour sa part déclaré cet après-midi que ce conseil couvrirait les domaines de la réflexion stratégique, des opérations, de la recherche et de l’armement.
Une décision en droite ligne de l’annonce d’un programme de coopération renforcée entre les deux pays datant de juin 2013. Un communiqué de l’Élysée faisait alors état de la nécessité de « revitaliser le comité franco-canadien de coopération militaire », de « poursuivre la coopération en matière de développement des capacités pour améliorer l’interopérabilité nécessaire à la conduite d’opérations interalliées », de « continuer de développer les liens de R&D en matière de défense afin de tirer partie d’une coopération à l’échelon gouvernemental, industriel et universitaire ».
Le second accord porte sur l’échange d’officiers de l’École de guerre et du Centre des hautes études militaires avec des officiers canadiens du Canadian Forces College de Toronto, mais également sur l’échange de pilotes, sans qu’il n’y ait pour l’instant plus de précisions disponibles à ce sujet.
Les échanges de personnels dans le domaine aérien ont par ailleurs été concrétisés en 2011, l’armée de l’air comptabilise actuellement deux pilotes en échange sur CC-130 Hercules ainsi que deux pilotes sur CT-155 Hawk. Pour le moment, aucun pilote canadien n’a été envoyé par l’Aviation royale canadienne, une situation qui pourrait donc se débloquer à l’avenir.








