Le président de la République François Hollande a prononcé ce 19 février un discours sur la dissuasion nucléaire. A cet effet, il s’est rendu sur la BA 125 d’Istres, qui accueille entre autres l’escadron de chasse 2/4 « La Fayette » sur Mirage 2000N et la 31ème escadre aérienne de ravitaillement et de transport stratégique, qui opère les C-135 et KC-135.
Rappelant que la dissuasion nucléaire était « d’écarter toute menace de chantage d’origine étatique qui viserait à nous paralyser » dans une stratégie purement défensive, le président Hollande a appelé à la vigilance, car « le contexte international ne tolère aucune faiblesse » et qu’il s’agissait de ne pas baisser la garde.
Cinquante ans après la création des Forces aériennes stratégiques et la première prise d’alerte par un Mirage IV, le président de la République, dans un souci de « transparence », a détaillé l’arsenal à disposition des forces françaises, réparties entre les composantes aéroportée et océanique : 300 têtes nucléaires, trois lots de 16 missiles mer-sol à bord des quatre SNLE et 54 vecteurs ASMP-A emportés par des Mirage 2000NK3 ainsi que des Rafale de l’armée de l’Air et de la Marine nationale.
Concernant l’avenir, 2018 devrait être l’année de retrait du service actif des derniers Mirage 2000N équipés des ASMP-A, qui seront alors totalement transférés aux Rafale. Quant aux études exploratoires du missile aéroporté, « les technologies les plus exigeantes seront mises en œuvre », avec un point d’attention apporté sur la vitesse et la furtivité de ce futur armement.
Le renouvellement des FAS passera également par l’achat de nouveaux avions ravitailleurs, douze A330 MRTT Phénix, qui remplaceront des C-135 déjà cinquantenaires.








