Le délégué général pour l’armement Laurent Collet-Billon a présenté ce 9 février le bilan de l’année 2014 en matière d’armement. Un bon cru, « dans le respect » de la Loi de programmation militaire. Les chiffres de l’année 2014 comprennent notamment un investissement de 11,3 milliards d’euros dans les équipements (programme 146 et 402) ainsi que 774 millions d’euros dans les études amont (programme 144).
DCNS passe cette année en tête des bénéficiaires des paiements de la DGA, avec 2,1 milliards d’euros investis chez le constructeur naval (contre 1,8 en 2013), suivi de près par Airbus Group (1,97 milliard) et le CEA (1,9 milliard).
L’année 2014 côté DGA s’est soldée notamment par la livraison de quatre A400M, cinq NH90 NFH et quatre NH90 TTH, 13 Rafale dont deux Rafale M rétrofités, ainsi que la livraison du segment spatial COMCEPT (20 stations sol). Autres évènements emblématiques de l’année écoulée, la notification du standard F3R pour le Rafale, du programme MRTT, du développement du missile M51.3, et dans le domaine franco-britannique le lancement du système de combat aérien du futur et du missile anti-navires léger.
Le niveau des exportations devrait lui connaître un bond de +17,3% par rapport à 2013, avec une estimation à 8,06 milliards d’euros – un chiffre qui sera confirmé et affiné au mois de mai prochain. La deuxième meilleure performance depuis 2000 (8,16 milliards d’euros en 2009, 7,55 milliards en 2000).
Les perspectives pour l’année 2015 – une année « absolument passionnante » – tourneront surtout autour de la concrétisation de quelques campagnes export et de la mise en œuvre des fameuses sociétés de projet.
Concernant les prospects export, la DGA cible ainsi tout aussi bien l’Egypte, le Qatar et l’Inde pour le Rafale, que la Pologne avec les appels d’offres concernant les EC725 Caracal et Tigre, ou encore le futur système de défense sol-air.
Les sociétés de projet, les « SPV » (Special Purpose Vehicle) devraient quant à elles permettre de ne pas rentrer « dans le mur financier » induit par le manque de 2,2 milliards d’euros de recettes exceptionnelles. Les SPV (sur lesquelles le Journal de l’Aviation reviendra plus longuement cette semaine), devraient concerner d’abord « quatre à six A400M » et « deux ou trois frégates ».
2015 étant également l’année de la « clause de revoyure » de la LPM, Laurent Collet-Billon assure que son actualisation n’induira pas de « changements majeurs » mais plutôt des « inflexions », avec préservation de la BITD.








