La Direction générale de l’armement présente depuis ce matin sur le stand Défense du Salon du Bourget une animation interactive qui préfigure l’aviation de combat du futur. A l’horizon 2025, « une puissance régionale lourdement armée menace la France et ses alliés de missiles balistiques tirés depuis des rampes mobiles ». Une patrouille composée de quatre UCAV (drones de combat) et deux Rafale va mener une mission de pénétration d’un espace aérien ennemi, afin de « localiser et détruire des cibles stratégiques et hautement protégées ».
Les aéronefs communiquent entre eux, mais aussi avec le centre de commandement au sol, afin d’échanger les informations recueillies. Si les recherches s’orientent vers une liaison de données de type L16 intrapatrouilles, les exigences de discrétion sont « plus fortes » et nécessitent donc des équipements spécifiques « dédiés à ce système ».
Une fois la cible localisée et détruite, il s’agit de « détruire le centre de commandement ennemi pour finir la mission », une tâche qui sera réalisée par un tir de missiles de croisière depuis les Rafale, après l’ouverture du passage par les drones, dont la mission est de brouiller les radars ennemis et de détruire les menaces.
L’objectif de cette animation est bien de présenter le « rôle-clé » de la DGA dans la préparation de la prochaine génération d’avion de combat. Une équipe d’une trentaine de personne travaille à temps plein, même si le programme du futur implique « beaucoup plus » de personnes. « Il s’agit aussi de monter en maturité sur les architectures de drone de combat, sur des technologies clés comme les systèmes avion, la furtivité, l’utilisation des capteurs, les systèmes de communication ou encore la propulsion », détaille-t-on à la DGA.
La DGA souhaite également mettre en avant le rôle complémentaire des chasseurs et des drones de combat. Il ne s’agit pas de remplacer les premiers par les seconds, mais bien de répartir la mission entre les deux types d’aéronefs. Et bien sûr, de « garder l’homme dans la boucle », car les UCAV sont bien pilotés et surpervisés à distance depuis le sol, comme la DGA le souligne à de multiples reprises.
Au sein de la DGA, on explique que « du renseignement à la frappe en profondeur, le drone de combat sera un atout décisif pour la projection de puissance française ». Le lancement en novembre 2014 du projet FCAS (Future Combat Air System) en coopération franco-britannique prévoit une première phase de faisabilité, portant sur les concepts opérationnels et la maturation des technologies, avant de passer à la phase de construction d’un démonstrateur. A l’horizon 2025-2030, c’est donc une flotte mixte composée de Rafale et de drones qui devrait être en mesure d’assurer les missions jusque-là effectuées par les chasseurs.








