L’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA), l’une des unités du Service de santé des armées (SSA), continue ses études sur « les conséquences d’une restriction chronique de sommeil sur la santé, la mémoire, la prise de décision et le temps de réaction », en particulier pour les pilotes d’aéronefs.
En réponse à une question écrite du député François Cornut-Gentille, le ministère de la Défense a précisé que les études actuellement en cours portent sur la détection en vol des phases de « micro-sommeil » et des baisses de vigilance lors des vols longue durée, ainsi que les durées de travail, de vol et de repos dans la Marine nationale, sur les règles d’emploi et de sécurité de l’utilisation de l’A400M, toujours dans le domaine de la vigilance, mais aussi sur la définition de rythme d’emploi opérationnel « optimaux » des équipages de Tigre.
Le ministère précise que l’unité « fatigue et vigilance » de l’IRBA a mené depuis 2009 huit études sur les équipages d’aéronefs, dans des milieux opérationnels variés. Les expertises ont aussi bien porté sur des pilotes de Puma, de Tigre, de Caracal, de drones, d’ATL2, de Falcon, d’A400M, mais aussi de Mirage 2000 pendant Harmattan, du groupe aérien embarqué sur le porte-avions Charles de Gaulle, et plus récemment des pilotes et opérateurs de drones dans la BSS en 2014.
L’étude portant sur l’hypovigilance a notamment été conduite sur les équipages d’A400M lors de son récent « tour du monde » en mars 2015, qui l’avait entre autres mené en Australie. Un détecteur d’hypovigilance actif avait alors été utilisé pour effectuer les mesures nécessaires aux études de l’IRBA.
Ce système avait été présenté lors du Prix de l’audace de la DGA en 2012. Il avait à l’époque d’ores et déjà été testé sur des pilotes d’ATL2 des flottilles 23F et 24F. Le système consiste en un boîtier fixé sur la tête du pilote. Doté d’un encéphalogramme, ce boîtier collecte les informations relatives à l’état de veille du pilote lors du vol.








