Comme nous l’avions annoncé le 8 septembre dernier, le constructeur tchèque Aero Vodochody a intenté une action en justice en France pour dénoncer les irrégularités du processus d’acquisition des futurs avions de formation et d’entraînement de l’armée de l’air. Aero Vodochody dénonce des « discriminations » et une compétition biaisée, ainsi que des ambiguïtés dans le processus, ainsi que dans la documentation fournie aux industriels intéressés.
Selon nos informations, le constructeur tchèque a bien soumis une offre aux autorités françaises, pour son avion d’entraînement basique et avancé L-39NG. En revanche, il n’aurait pas reçu de la part de la DGA les explications et clarifications requises suite à diverses demandes.
L’industriel dénonce également une compétition « injuste », pointant du doigt les allusions répétées à d’autres avions, entre autres le PC-21 du suisse Pilatus pour ne pas le nommer. Celui-ci semble faire figure de favori, le chef d’état-major de l’armée de l’air le général Mercier ayant indiqué à maintes reprises que cet avion répondait « véritablement » aux besoins de l’armée de l’air pour le nouveau programme de formation à l’aviation de chasse. Des déclarations qui ne sont pas du goût d’Aero Vodochody, qui dénonce une injustice au regard des lois françaises et européennes.
Concernant plus particulièrement les spécifications, l’industriel déplore que les prérequis nécessitent une certification selon des normes civiles, une procédure qui désavantagerait de fait les constructeurs purement militaires.
Aero Vodochody se refuse pour l’instant à toute communication sur la suite qu’il donnera à son action.
Le L-39NG, qui devrait prochainement effectuer son premier vol, sera motorisé par un FJ-44-4M de Williams International et équipé d’un glass cockpit, ainsi que de quatre à cinq points d’emport d’armement.
Dans le cadre de l’appel d’offres, le L-39NG et le PC-21 se retrouvent dans la compétition face au M-345 d’Alenia Aermacchi ou encore au T-6 de Beechcraft.








