Ryanair a annoncé le 2 novembre avoir réalisé un bénéfice net de 2,15 milliards d’euros au premier semestre de son exercice 2026-2027, en baisse de 15%, malgré un trafic en hausse de 6%, à 125,8 millions de passagers. Le coefficient de remplissage est resté stable à 95%.
Le chiffre d’affaires du géant du low-cost irlandais a progressé de 3%, à 10,08 milliards d’euros. Le tarif moyen a diminué de 4%, à 55,70 euros, mais les recettes annexes ont augmenté de 6%, à 3,08 milliards d’euros. Ryanair attribue notamment la baisse tarifaire au calendrier de Pâques et aux réservations plus tardives liées au conflit au Moyen-Orient.
Les charges d’exploitation ont augmenté de 10%, à 7,69 milliards d’euros, et les coûts unitaires de 5%. Le prix des 20% de carburant non couverts a doublé, atteignant environ 130 dollars le baril. Les 80% restants sont couverts autour de 67 dollars jusqu’en mars 2027. Pour l’exercice suivant, d’avril 2027 à mars 2028, seuls 25% des besoins sont couverts, à environ 95 dollars le baril.
Pour réduire cette exposition, Ryanair a abaissé son objectif annuel de trafic de 216 à 214 millions de passagers, avec une activité hivernale attendue globalement stable. Le groupe irlandais ne fournit pas de prévision de bénéfice annuel, invoquant une visibilité insuffisante.
Sur le plan de sa flotte, Ryanair prévoit que le 737 MAX 10 de Boeing sera certifié par l’EASA avant la fin de l’année (l’appareil a été certifié par la FAA le 20 octobre), ce qui lui permettra de réceptionner ses 16 premiers exemplaires au printemps 2027 (entre fin janvier et avril), à temps pour la saison été 2027.
Ryanair, premier groupe aérien européen en nombre de passagers transportés (avec , prévoit ainsi que ces nouveaux appareils lui permettront de franchir la barre des 220 millions de passagers l’année prochaine (+3%). La compagnie a également indiqué que ses 737-800 seront tous équipé de nouveaux Split Scimitar Winglets d’Aviation Partners Boeing (APB) cet hiver (chantier lancé fin 2022), avec un gain attendu de l’ordre de 1,5 % pour la consommation de carburant pour cette flotte.
Michael O’Leary, le PDG du groupe Ryanair a par ailleurs confirmé qu’il anticipait une hausse à deux chiffres des tarifs aériens en Europe en 2027 (de l’ordre de 10 à 20%).