Ryanair s’insurge contre la hausse des taxes sur les passagers prévue en Belgique. La low-cost menace ainsi de réduire ses capacités à Bruxelles de 1,1 million de sièges en 2026 et de 1,1 million de sièges supplémentaires en 2027, si les projets de taxes sont mis en place. Elle transporte actuellement 11,6 millions de passagers depuis la Belgique.
La municipalité de Charleroi compte en effet instaurer une taxe sur les passagers à partir du 26 avril 2026, d’un montant de 3 euros, pour rééquilibrer son budget. En parallèle, le gouvernement belge compte harmoniser la taxe d’embarquement et la passer à 10 euros pour tous les vols à partir de janvier 2027, au lieu de 5 euros actuellement sur les vols de plus de 500 km. Or elle était déjà passée de 2 euros à ces 5 euros au mois de juillet dernier.
Ryanair appelle donc les autorités belges à revenir sur leur décision sur ces augmentations fiscales, qu’elle qualifie d’absurdes. « L’augmentation des taxes entraînera une diminution du nombre de vols, du nombre de passagers et du tourisme, et coûtera des milliers d’emplois aux aéroports de Zaventem et de Charleroi », prévient Michael O’Leary, le directeur général de la low-cost.


