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Le Journal de l'Aviation » Industrie aéronautique » Un drone aérolargable au service des opérations aériennes

Un drone aérolargable au service des opérations aériennes

Helen Chachaty Helen Chachaty
6 juillet 2016
dans Défense & Espace
© Airborne Concept

© Airborne Concept

Un drone à voilure fixe, largué depuis la soute d’un C160 Transall ou un C-130 Hercules, programmé pour une mission de reconnaissance de zone, de SAR ou de surveillance, un concept qui pourrait bien passer de la phase d’étude à une phase pratique dans un futur plus ou moins proche. Une « rupture technologique » en cours de développement, selon le fondateur d’Airborne Concept, qui a mis au point le drone et qui compte à présent sur le concours de l’armée de l’air pour le tester en conditions réelles.

« On largue souvent du matériel et des personnels, pourquoi pas un drone ? », expose Arnaud Le Maout, dirigeant de la PME haut-garonnaise, qui a présenté son concept au Technoday organisé par Aerospace Valley en mars dernier. « L’idée c’est de pouvoir projeter très rapidement un drone pour venir faire le travail d’un avion ou d’un hélicoptère à moindre coût. » Surveillance maritime, zone de crash ou compliquée d’accès, études de phénomènes météorologiques, suivi de catastrophe naturelle, les applications peuvent être aussi bien civiles que militaires, même si l’idée initiale est plutôt orientée vers les besoins spécifiques aux forces aériennes – et aux forces spéciales en particulier. Dans le cas d’une opération de suivi de preneurs d’otages ou au-dessus d’une zone particulière, « où il ne faut pas lâcher la surveillance une seconde », l’idée est donc de larguer le drone pour prendre le relai de l’avion qui ne peut rester plus longtemps sur zone pour cause de ravitaillement ou d’escale technique. « Il s’agit d’apporter une capacité opérationnelle supplémentaire qui permet de maintenir la permanence d’observation sur zone », explique Arnaud Le Maout, qui complète en ajoutant que cette permanence de surveillance est un « besoin opérationnel indispensable ».

Un aviateur travaillant actuellement sur le dossier détaille les plus-values d’un tel outil : « Les mini-drones actuellement en service permettent de réaliser de nombreuses missions, mais restent limités en autonomie et bridés par l’obligation d’opérer depuis la zone de décollage. Un mini-drone aérolargable procure une facilité de projection dès lors que l’accès à la zone de travail est difficile ou que la zone de recherche est très étendue ou lointaine. Il est projetable rapidement et épargne de nombreuses contraintes en termes de vulnérabilité et de personnel dédié à la mise en oeuvre ».

Le déroulé « type » d’une telle mission comprend la phase de largage, suivie d’une phase de stabilisation à l’issue de laquelle l’aile du drone va « pivoter » et le parachute se détacher, pour que le drone puisse effectuer sa mission « en doute discrétion ». Les phases énergivores de décollage et de montée sont de fait supprimées, ce qui génère une économie d’énergie et confère au drone une autonomie augmentée. La récupération se fait ensuite sur coordonnées, préprogrammées ou changées en cours de vol, avec un parachute récupérateur, situé dans la baie, sur les ailes.

Airborne Concept, qui compte une quinzaine de collaborateurs, propose un drone principalement composé de carbone, d’1,8m d’envergure et d’un poids maximal au décollage de 8kg. Avec une charge utile pouvant aller jusqu’à 2kg, il peut embarquer des capteurs type boule optronique stabilisée trois axes, des relais de télécommunication, des sondes de mesure environnementale, voire des caméras infrarouge ou multispectrale. Affichant une vitesse de croisière de 35 noeuds et une altitude de travail pouvant aller jusqu’à 12 000 pieds, le drone peut rester jusqu’à 12 heures dans les airs, au moyen d’un moteur électrique complété par une pile à combustible.

Du côté de l’armée de l’air, le concept semble avoir fait mouche, puisque le CEAM (Centre d’expertise aérienne militaire) devrait apporter son concours pour une campagne d’expérimentation en vol, afin de valider une première capacité d’aérolargage. Ces essais pourraient se tenir au courant de cet été, sans confirmation formelle pour l’instant, ni du côté de l’industriel, ni de celui de l’armée de l’air. Si les plateformes envisagées se cantonnent pour l’instant au C-130 Hercules et au C160 Transall, un largage depuis un CN235 ou encore un A400M pourrait également être étudié à plus long terme, « après la levée de certaines contraintes réglementaires », confie-t-on dans l’armée de l’air.

Airborne Concept, qui travaille depuis deux ans sur ce projet, avait présenté un « avant-projet », notamment aux forces spéciales, qui ont saisi l’intérêt d’un tel concept et font à présent partie de la « cible de départ ». Mais les applications étant duales, la PME est également en contact avec des industriels, avionneurs, opérateurs de téléphonie, organismes publics, qui pourraient avoir besoin d’une telle technologie. Présenté « en toute confidentialité » lors du salon SOFINS, dédié aux forces spéciales en 2015, le projet a bénéficié d’une publicité plus large lors du salon du Bourget qui s’est tenu en juin de la même année. Un ministère étranger de la Défense aurait même approché Airborne Concept.

Et quand on demande au PDG à quoi ressemble l’avenir pour le drone aérolargable, il prophétise : « L’avenir, c’est l’essaim de drones largués ».

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