L’ONERA a été créé le 3 mai 1946 pour relancer et renforcer la recherche aéronautique à l’issue de la Seconde guerre mondiale. L’institution fête donc en ce moment ses 80 ans et n’a pas à rougir du bilan de ces quelques décennies, puisque tous les grands programmes aérospatiaux civils et militaires en France et en Europe ont un lien avec elle.
« L’excellence scientifique de l’ONERA a contribué pendant ces 80 dernières années à l’essor jusqu’au meilleur niveau mondial de l’aérospatiale française. Aujourd’hui, sans doute plus que jamais, les armées et le secteur industriel civil et militaire ont besoin d’une recherche innovante, réactive et souveraine, capable de leur donner l’avantage, qu’il s’agisse de la dissuasion, de l’aviation de combat, du renseignement, de l’accès et l’action dans l’espace ou la décarbonation de l’aviation civile », a commenté Emmanuel Chiva, le nouveau PDG de l’ONERA, à l’occasion d’une cérémonie le 5 mai.
En 2025, l’ONERA a fonctionné avec un budget de 312 millions d’euros, financé à 41 % par des subventions publiques et à 59 % par des ressources propres issues de contrats. L’activité contractuelle a atteint une valeur de 156,6 millions d’euros (en retrait par rapport à l’année exceptionnelle de 2024) et les prises de commandes, qui consolident l’activité future, frôlent les 160 millions d’euros de valeur.
L’année a également été exceptionnelle pour les souffleries, qui ont connu leur record de prises de commandes, avec une valeur de 60,5 millions d’euros. L’activité est notamment soutenue par des contrats pluriannuels signés avec Airbus et Safran, mais profite aussi du sauvetage réussi de la grande soufflerie historique S1MA.









