L’institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) a reçu le 15 avril dernier des mains du général Michel Fritsch, commandant en second des Forces aériennes stratégiques, la médaille de l’aéronautique. Cette distinction a été attribuée à l’IRBA « pour sa contribution la sécurité des vols et à la protection du personnel navigant ».
Comme on l’explique au sein du Service de santé des armées, « les missions de longue durée, le déploiement des forces françaises sur de multiples théâtres d’opérations et la réduction des effectifs font de la fatigue un sujet qui reste d’actualité en recherche ». Les récents travaux de recherche de l’IRBA ont notamment porté sur les effets du stress et les capacités cognitives des équipages, ainsi que la détection de l’hypovigilance, la prise de décision ou encore la physiopathologie du stress aigu.
Concernant la sécurité des vols, des expérimentations ont été menées au premier trimestre 2015 sur les équipages d’A400M lors d’un tour du monde ( Le CEAM et l’IRBA testent la fatigue des équipages d’A400M), mais l’IRBA avait également fait partie du processus de certification des facteurs humains sur A380.
Les études de situations opérationnelles, qui comprennent privation de sommeil, décalage horaire, perturbations du rythme sommeil-veille, ont permis d’établir des stratégies de gestion de pharmacologie et de points de vigilance particulière.
Référent dans le domaine de la sécurité des vols, l’IRBA assiste notamment le BEAD-Air dans l’analyse des facteurs humains et organisationnels lors des accidents impliquant des aéronefs d’État. L’institut mène également des recherches dans un contexte international et a notamment collaboré avec l’Armstrong Laboratory de l’US Air Force sur les effets du décalage horaire.








