Les rangs s’éclaircissent à l’association des compagnies aériennes européennes (AEA). Après IAG, Air Berlin vient d’annoncer qu’elle quittait l’association. Les raisons sont similaires à celles du groupe hispano-britannique : elle estime que l’AEA est trop protectionniste et ne représente plus sa position.
« Nous ne voyons aucun avenir dans une stratégie protectionniste du transport aérien en Europe », explique Stefan Pichler, le CEO d’Air Berlin. « Au contraire, la libéralisation des accords bilatéraux va favoriser une nouvelle phase de consolidation et la création de business models novateurs, au bénéfice de tous les passagers. […] L’AEA ne correspond pas à ces idées et s’autorise à être dirigée par des compagnies qui essaient désespérément d’ériger un nouveau mur autour de l’Europe. »
Air Berlin est particulièrement concernée par la querelle qui oppose les deux majors européennes (Air France-KLM et Lufthansa) et les compagnies du Golfe – et qui a pris une dimension nouvelle avec l’entrée en scène des majors américaines au début de l’année – puisqu’elle est partiellement détenue par Etihad (à 29,21%). La compagnie d’Abou Dhabi la soutient également dans son redressement.
L’AEA a quant à elle répliqué en se défendant d’être une association protectionniste.
Après IAG (soit British Airways et Iberia) et Air Berlin, Alitalia pourrait être la prochaine sur la liste des dissidentes de l’AEA. La compagnie italienne a elle aussi d’importantes relations avec Etihad, qui détient une participation de 49% à son capital.







