L’état-major des armées n’exclut pas de nouvelles frappes avec des missiles de croisière Scalp, comme l’a confirmé le porte-parole ce 17 décembre : « il y en aura vraisemblablement d’autres ». La première mission mettant en œuvre des Scalp a été effectuée le 15 décembre dernier en Irak, dans la région d’Al Quaim, à la frontière avec la Syrie.
Si l’état-major des armées s’est refusé à livrer le nombre de missiles tirés, plusieurs sources ont confirmé que six Scalp avaient été largués, depuis trois Rafale de l’armée de l’air, qui en emportaient donc chacun deux. Le raid aérien comprenait « une dizaine d’avions de chasse », Rafale et Mirage 2000D/N confondus. L’objectif « planifié » était composé de plusieurs bâtiments, un quartier général, un centre d’entraînement et des dépôts logistiques.
Le missile de croisière Scalp, développé et produit par MBDA, possède un taux de pénétration qui lui permet de frapper des cibles « à haute valeur ajoutée », généralement des bâtiments « durcis », en béton. La charge de pré-pénétration permet au missile de traverser les couches extérieures d’une infrastructure et d’exploser à l’intérieur avec une charge « relativement réduite », selon l’armée de l’air.
Les premiers tirs français en opération ont été effectués en 2011 en Libye, au cours de l’opération Harmattan. Quinze Scalp avaient été largués depuis des Mirage 2000D, des Rafale Air et Marine, ces dernières ne pouvant en emporter qu’un seul exemplaire.








