« La compétition est lancée », a déclaré le DGA Laurent Collet-Billon à propos du remplacement des SDTI (Système de drone tactique intérimaire) lors de son audition par les sénateurs de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées le 29 octobre dernier.
Il n’y a pas eu d’appel d’offre officiel, la DGA ayant contacté directement les industriels concernés : « Il s’agit d’une concurrence sans publicité. Nous choisissons donc les compétiteurs », a expliqué Laurent Collet-Billon.
Trois industriels se sont d’ores et déjà positionnés clairement sur le marché et font sans doute partie des « industriels concernés » : Thales et son Watchkeeper, Sagem et son Patroller et enfin Airbus Defence & Space et son Shadow 200. Tous trois avaient profité du salon Eurosatory en juin dernier pour faire la promotion de leurs produits respectifs. Si Thales semble parti en pole position – en vertu notamment des possibilités de mutualisation avec la British Army -, Sagem mise sur la continuité, l’armée de terre utilisant actuellement des Sperwer, tandis qu’Airbus DS propose un drone utilisé par l’US Army, en partenariat avec Textron.
D’autres entreprises pourraient également être intéressées, mais le DGA est resté vague sur leur identité, se contentant de déclarer que « d’autres sociétés souhaitent se porter candidates », tout en assurant n’avoir « pas encore répondu ».
Une série de « vols d’évaluation » devrait se tenir « courant 2015 » pour les industriels retenus dans la compétition. Aucune date quant à un éventuel choix n’a été annoncée par le DGA, qui s’est contenté de préciser « je ne sais ce qui se passera après. On pourra bien sûr choisir un vainqueur ».








