La DGA et son homologue britannique la DE&S ont officiellement lancé à Paris ce 5 novembre le programme de drone de combat futur (FCAS – Future Combat Air System). Une cérémonie de remise de contrats d’études s’est tenue dans les locaux de Dassault Aviation en présence de son PDG Eric Trappier, du PDG de BAE Systems Ian King, du DGA Laurent Collet-Billon et du Chief of defence materiel Bernard Gray, ainsi que des principaux responsables industriels partenaires du programme : Thales, Safran, Selex ES et Rolls-Royce.
Les deux patrons des directions française et britannique de l’armement ont ainsi notifié le lancement de la phase de faisabilité d’un drone de combat. L’enveloppe de 150 millions d’euros allouée à cette phase a été répartie entre les six industriels concernés, complétée par des études nationales lancées en parallèle d’un montant de 50 millions d’euros par pays. Les recherches porteront en particulier sur l’architecture des systèmes, la définition des moyens de simulation et sur les « domaines-clés » de la furtivité, des senseurs et des propulseurs, des liaisons de données sécurisées et de l’emport d’armement en soute.
Les objectifs de cette phase de faisabilité devront répondre à plusieurs problématiques, à savoir si les gains opérationnels seront « au rendez-vous », notamment en ce qui concerne les frappes en profondeur dans des environnements hostiles ou encore les missions de reconnaissance armée ; si le projet est techniquement faisable et réalisable à des coûts abordables.
Les travaux porteront donc sur les concepts opérationnels, la « maturation des technologies innovantes », et prépareront surtout l’étape suivante, celle de la phase de démonstration.
Il s’agit notamment de capitaliser les connaissances et les technologies accumulées par les expériences des programmes de démonstrateur nEUROn de Dassault et Taranis de BAE.
Cette étape préparatoire doit conduire d’ici deux ans au développement et à la réalisation d’un prototype, prévu donc pour 2017. Elle permettra également de préciser les budgets nécessaires pour la suite du programme.
Dassault Aviation et BAE Systems sont les chefs de file respectifs pour la France et la Grande-Bretagne, Selex ES et Thales prenant en charge la partie dédiée à l’électronique embarquée et aux senseurs, tandis que Safran et Rolls-Royce s’occuperont de la motorisation de ce futur drone de combat.
La lettre d’intention au lancement de cette phase avait été signée le 31 janvier dernier lors du sommet franco-britannique qui s’était tenu à Brize Norton en présence de François Hollande et de David Cameron et des deux ministres de la Défense Jean-Yves Le Drian et Philip Hammond. Le protocole d’entente avait lui été conclu le 15 juillet lors du salon aéronautique de Farnborough entre Jean-Yves Le Drian et Philip Hammond (depuis remplacé par Michael Fallon).
Le projet s’inscrit dans la droite lignée des accords de Lancaster House signés en novembre 2010 entre Nicolas Sarkozy et David Cameron prévoyant une coopération renforcée dans le domaine de la Défense.








