Ryanair pourrait être contrainte de revendre les actions qu’elle détient dans Aer Lingus. Un tribunal britannique a en effet approuvé le 22 mai l’enquête de l’autorité de régulation de la concurrence (OFT) sur une possible distorsion de concurrence qui serait causée par cette participation.
L’enquête avait été ouverte en 2011. L’OFT estime que les 29,8% que la low-cost irlandaise détient dans le capital de sa rivale lui donnent le pouvoir d’influencer ses décisions.
Ryanair avait alors fait appel, estimant que l’enquête avait été ouverte trop tardivement puisqu’elle avait commencé à acquérir ses actions en 2006. C’est cet appel qui vient d’être rejeté.
La low-cost ne baisse pas les bras et va de nouveau faire appel, cette fois devant la cour suprême. La revente de ses parts l’intéresse d’autant moins que celles-ci valent moitié moins que lorsque la compagnie les avait acquises.
L’Union Européenne avait elle aussi lancé une enquête sur la stratégie de Ryanair en 2007 et avait jugé que la low-cost n’avait pas le droit de racheter Aer Lingus. En revanche, elle pouvait conserver les parts qu’elle avait acquises jusqu’alors.
