Qantas revoit sa commande de 787. Le groupe australien a annoncé le 23 août qu’il avait annulé sa commande pour trente-cinq 787-9 et repoussé la livraison de cinquante options et droits d’achat qu’il avait assurés de deux ans, les rendant disponibles à partir de 2016.
Les appareils annulés sont évalués à 8,5 milliards de dollars, selon les prix affichés au catalogue de l’avionneur américain.
Qantas a précisé qu’il n’y avait aucun changement à sa commande de 787-8. Quinze appareils seront livrés à Jetstar à partir du second semestre 2013, comme prévu. Ils remplaceront les A330 de la low-cost, qui seront transférés sur les lignes domestiques de Qantas en remplacement des 767 – ils auront tous quitté la flotte fin 2015.
Alan Joyce, le CEO de la compagnie, a expliqué que les circonstances avaient changé depuis le passage de la commande et que les besoins de croissance seraient moins importants que prévu. Le renouvellement de la flotte du groupe a déjà bien avancé : 114 appareils neufs ont été mis en service dans les quatre dernières années.
Une perte de 244 millions de dollars en 2011-2012
L’annulation de la commande de 787-9 a été annoncée au cours de la présentation des résultats annuels du groupe (pour l’année fiscale clôturée en juin). Qantas a enregistré une perte de 244 millions de dollars sur l’année, subissant notamment l’impact des prix élevés du kérosène et d’une grève qui l’a contrainte à clouer ses appareils au sol, occasionnant une perte opérationnelle de 21 millions de dollars (contre un profit de 228 millions l’année précédente) et une perte nette de 194 millions de dollars.
Alan Joyce a souligné que toutes les activités du groupe avaient été rentables, à l’exception du secteur international. Celui-ci a enregistré une perte opérationnelle de 450 millions de dollars quand les réseaux domestiques de Qantas et Jetstar ont gagné environ 600 millions de dollars au cours de ce qu’il a qualifié de période exceptionnelle.
L’amélioration des activités internationales devrait être perceptible dès cette année.
Pour 2012-2013, le groupe devrait accroître ses capacités de 3 à 4% au cours du premier semestre, de 9 à 11% sur le seul réseau domestique. Cependant, étant donné la volatilité des conditions économiques (conjoncture, prix du carburant, taux de change), le groupe s’est refusé à dresser une prévision de son bilan annuel.
