La voie est libre. La Commission Européenne a donné son accord le 30 mars au rachat de bmi à Lufthansa par le groupe IAG. Deux conditions ont toutefois été imposées pour éviter que British Airways n’obtienne des parts de marché trop élevées voire des monopoles sur plusieurs liaisons.
La première consiste en l’engagement d’IAG de céder quatorze paires de créneaux par jour que bmi détient à Londres Heathrow, pour des routes domestiques et européennes. L’arrivée de nouveaux entrants sera ainsi facilitée dans cet aéroport congestionné et très prisé.
La seconde condition est un « engagement [d’IAG] consistant à acheminer les passagers en transit afin d’alimenter les vols long courrier de compagnies aériennes concurrentes au départ de Londres Heathrow. » Elle devra donc conclure des accords spécifiques avec certaines concurrentes pour leur fournir des passagers en correspondance.
IAG avait initialement offert de céder douze paires de slots quotidiens. A celles-ci sont venues s’ajouter deux paires qui seront louées à Transaero pour des vols vers Moscou.
Associé à bmi, le groupe détient 53% des slots dans l’aéroport londonien. Virgin Atlantic, qui était elle aussi intéressée par bmi et avait appelé l’UE à bloquer l’accord entre Lufthansa et IAG, craint désormais une importante distorsion de concurrence.
