Après des années de carême, LOT a faim de croissance. La compagnie polonaise a dévoilé son plan stratégique pour 2016-2020, qui prévoit un doublement de sa taille en termes de passagers, de flotte et de réseau.
LOT voit en effet arriver le bout du tunnel de sa restructuration. L’Union européenne lui avait interdit d’ouvrir de nouvelles lignes avant la fin de l’année 2015 et l’a même contrainte à suspendre une partie de ses routes, autant de mesures destinées à compenser l’aide d’Etat reçue par la compagnie pour la soutenir dans sa réorganisation.
Mais en 2016, cela va changer. Cinq nouvelles destinations long-courrier vont être lancées, dont trois ont déjà été annoncées : Tokyo, Séoul et Bangkok. Ceci doublera son réseau long-courrier puisqu’elle dessert aujourd’hui Chicago, New York, Toronto et Pékin – autant de villes reliées à Varsovie par une flotte composée uniquement de Dreamliner.
Sur le moyen-courrier, douze routes européennes seront rouvertes. LOT va également renforcer la position de hub de Varsovie, qui a un atout de taille : un temps de transfert pouvant descendre jusqu’à 35 à 45 minutes.
LOT assure que la première phase de croissance pourra être réalisée avec ses moyens actuels. En revanche, les prochaines phases demanderont un investissement. « Evidemment, à plus long terme, ce développement agressif demandera davantage de ressources. Pour cela, la compagnie doit trouver un investisseur fiable. C’est le bon moment : notre situation financière est stable », explique Maciej Dziudzik, directeur financier. En effet, elle a dégagé un bénéfice net de 24,6 millions d’euros en 2014.
La flotte est donc appelée à augmenter. LOT souhaiterait l’accroître de façon à exploiter entre 70 et 80 appareils en 2020 – elle en a 42 en service aujourd’hui. Avec un objectif de plus de dix millions de passagers.
L’ambition est claire et le CEO de LOT, Sebastian Mikosz, ne l’a pas cachée : « la compagnie a l’intention de se battre pour être leader dans sa région. »





