Le différend au sujet des îles Senkaku (ou Diaoyu) pèse sur les compagnies aériennes chinoises et japonaises. Pour pallier la baisse de la demande, Japan Airlines a décidé de réduire ses vols entre la Chine et le Japon, tout comme plusieurs compagnies chinoises.
Japan Airlines a divisé par deux le nombre de ses liaisons quotidiennes vers Pékin et Shanghai et réduit les fréquences de tous ses vols vers la Chine, hormis vers Hong-Kong, du 10 au 27 octobre. Elle analysera en octobre si les suspensions doivent être prolongées. La compagnie a en effet enregistré des annulations pour 12 000 sièges entre septembre et novembre.
All Nippon Airways surveille elle aussi la situation de près. Si la compagnie japonaise n’a encore suspendu aucun vol, un porte-parole a prévenu qu’ « une annonce pouvait arriver n’importe quand, étant donné le niveau des annulations. »
Les compagnies chinoises ont pris des mesures similaires, notamment Air China et China Southern. China Eastern et Juneyao Airlines ont toutes deux reportées des ouvertures de ligne, tandis que la compagnie charter Spring Airlines a elle aussi dû annuler une dizaine de vols après l’annulation des réservations.
Ces événements interviennent alors que les tensions entre la Chine et le Japon ont augmenté d’un cran le 10 septembre. Le Japon a en effet racheté à leur propriétaire les îles Senkaku, sous contrôle japonais depuis 1895 – mais administrées par les Etats-Unis après la seconde guerre mondiale et jusqu’en 1971. Or la Chine réclame le contrôle de ces îles inhabitées mais dont les eaux sont très poissonneuses et le sol riche en matière première.
Ce mouvement a entraîné des vagues de protestations en Chine et le boycott de produits japonais. Sur le plan diplomatique, les célébrations du quarantième anniversaire de la normalisation des relations entre les deux pays ont été annulées.








