Les compagnies indiennes tentent d’échapper aux taxes qui rendent le carburant plus cher chez elles qu’à l’étranger. Un groupe de ministres avait pris la décision en février d’autoriser les compagnies indiennes à importer elles-mêmes du kérosène ; SpiceJet est devenue la première à obtenir le feu vert du gouvernement pour passer à l’acte le 18 avril.
La low-cost a entamé les négociations avec d’importantes compagnies pétrolières et espère pouvoir commencer rapidement à importer son carburant. Neil Mills, son CEO, a expliqué que cela lui permettrait de réduire considérablement ses coûts, vu les tarifs pratiqués en Inde. Les gouvernements des différentes régions indiennes appliquent en effet une taxe supplémentaire pouvant frôler les 30% sur le carburant, le rendant inabordable.
Il a précisé que la facture carburant de SpiceJet avait bondi de 90% au troisième trimestre de l’année fiscale 2011 (octobre-décembre) par rapport à la même période l’année dernière. Les coûts du pétrole ont atteint 50% de ses recettes, contre 37% l’année précédente.
La direction d’Air India a décidé de suivre le même chemin à la fin du mois de mars. Elles doivent donc désormais trouver un partenaire qui les aidera à surmonter les obstacles qui se dressent devant elles dans ce projet. Le principal concerne le manque d’infrastructures en Inde pour le stockage et la distribution du kérosène.
Un autre va être l’obligation de régler le carburant à l’achat, d’autant que les compagnies devront en importer de très grandes quantités en une seule fois. Jusqu’à présent, elles pouvaient compter sur les compagnies pétrolières indiennes pour leur fournir du kérosène à crédit.
SpiceJet, Air India et Kingfisher pourraient également envisager de se réunir dans un consortium pour gérer en commun toute la partie logistique.








