L’Assemblée nationale a adopté en première lecture le 12 février l’article 49 de la loi Macron. Il prévoit le transfert au secteur privé de la majorité du capital des sociétés gestionnaires des aéroports de Lyon et de Nice (à hauteur de 60%).
Les infrastructures aéroportuaires et le terrain restent propriété de l’Etat, qui continuera également d’approuver les tarifs des redevances aéroportuaires.
L’adoption s’est faite à l’issue d’un débat très animé, mené notamment par Christian Estrosi, maire de Nice et député UMP. Celui-ci a promis d’organiser un référendum (sans valeur juridique) dans sa ville le 19 février et de présenter les résultats au ministre de l’Economie.
Les députés opposés au projet ont regretté que l’Etat demande aux collectivités de se passer des bénéfices des deux plateformes, puisqu’elles sont rentables. Le député socialiste Pascal Cherki estime « qu’offrir au privé la gestion d’un équipement public rentable qui dégage régulièrement et substantiellement des excédents, c’est offrir une rente au privé. »
L’aéroport de Nice est le deuxième plus important en France ; il a accueilli 11,6 millions de passagers en 2014 et est relié à 110 destinations. Aéroports de Lyon se situe à la quatrième place du classement avec 8,4 millions de passagers annuels.






