« La croissance n’est pas un droit, elle se mérite » a déclaré Frédéric Gagey. Le personnel d’Air France va donc devoir consentir de nouveaux efforts pour aller chercher cette croissance dans le cadre d’un nouveau plan de restructuration, qui a été présenté plus en détail le 5 octobre par le président de la compagnie.
Les grandes lignes sont déjà connues : 2 900 postes vont être supprimés, quatorze appareils vont quitter la flotte, les 787 ne seront pas intégrés et le réseau long-courrier va voir ses capacités réduites de 10% par la suspension des opérations les plus déficitaires.
Air France renonce à ses 787
La réduction de flotte consistera en le retrait accéléré des A340, qui ne seront pas remplacés par les 787 comme il était initialement prévu. Ainsi, cinq Dreamliner seront annulés, dont les livraisons étaient prévues sur 2016 et 2017. Quatre devaient être acquis en leasing et un directement auprès de Boeing. Air France assure que le coût de l’annulation sera minime, Boeing étant depuis longtemps au courant de cette perspective. Si les annulations doivent se poursuivre en 2018, elles seront plus faciles, assure Frédéric Gagey, les appareils étant en option. Au contraire, si des 787 doivent être réceptionnés, ils ne le seront que lorsque les conditions d’exploitation permettront à Air France d’être rentable.
Le groupe avait passé commande pour 25 Dreamliner et autant d’options. L’intégration chez KLM n’est pas remise en cause, le premier appareil devant être livré le 12 novembre.
Quant à la flotte long-courrier d’Air France, elle passera ainsi de 107 à 93 appareils à l’été 2017. La réduction des investissements est estimée à 200 millions d’euros.
Le réseau long-courrier perd 5 lignes et 35 fréquences
En ce qui concerne le réseau, cinq lignes vont être supprimées, ainsi que 35 fréquences hebdomadaires sur 22 liaisons long-courrier, notamment en jouant sur la saisonnalité de certaines destinations. Ces modifications toucheront principalement des rotations vers l’Asie et le Moyen-Orient mais ne devraient pas affecter la présence de la compagnie française, qui sera assurée par des partenariats.
Au total, les capacités seront réduites de 2% d’ici 2017, alors qu’une croissance de 3% était initialement prévue dans l’activité passage.





